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SUMMARY:JE Linguistique "Lieux Communs": Entre catégorie(s) et opération(s)\, de quoi -ed est-il la trace ?
DESCRIPTION:JE reportée à une date ultérieure.\n  \nJE Linguistique « Lieux communs » 2024 : Appel à communications \nEntre catégorie(s) et opération(s)\, de quoi –ed est-il la trace ? \nDans le cadre de son cycle de recherche sur les « Lieux Communs »\, l’équipe ACE (Anglophonie : communautés\, écritures) de l’Université Rennes 2 organise une série de journées d’étude en linguistique questionnant les catégorisations et regroupements usuels. \nPour cette deuxième JE\, prévue le jeudi 8 février\, nous sollicitons vos communications sur les formes en -ed de l’anglais dont l’ambiguïté de surface interroge les limites entre catégories lexicales et le principe de correspondance forme/sens défendu notamment par les courants énonciatifs. \nLes unités de la langue se terminant régulièrement par –ed (et autres formes apparentées) ont déjà fait l’objet de nombreuses recherches\, sans que soit résolu pour autant le débat sur les cas limites. On pensera notamment à la caractérisation de threatened dans They didn’t feel threatened by this old stranger\, and why should they? (COCA) et par extension\, à celle de gone dans I was already gone\, proposé à l’agrégation d’anglais cette année. \nCette JE se veut une occasion supplémentaire de s’intéresser aux questions d’identification des formes ayant une terminaison de surface de type –ed en commun. On pourra notamment s’interroger sur : \n\nle statut des formes « participiales »\, dites souvent formes en -EN\, que l’on retrouve dans différentes positions syntaxiques\,  avec un fonctionnement tantôt verbal tantôt adjectival sans qu’il soit toujours facile ni même nécessairement possible de trancher sur la nature d’une forme donnée (Albrespit 2020) :\n\nnotamment lorsqu’elles apparaissent après un verbe BE\, entraînant une discussion sur le caractère passif ou attributif ou autre encore de la forme en –ed:  They were supposed to be ready and installed in March. (COCA) ;\nou en position épithète dans des emplois plus ou moins contraints\, déterminés entre autres par les sens de l’unité : It was hypothesized that communications about liked objects are longer than communications about disliked objects. (COCA) / Come on\, baby\, what is this? You like me. I’m a liked guy. (COCA) / K-Pop star Psy’s “Gangnam Style” is now officially YouTube’s most liked video of all time. (COCA)\n\n\nles liens entre ces formes en -ed participiales et les formes en -ed issues de noms :\n\nEn diachronie\, l’OED distingue a priori deux suffixes -ed\, l’un verbal\, l’autre adjectival\, et signale des cas d’ambiguïté\, e.g. booked\, wired : If a train in classes 1 to 6 is to be diverted from its booked route at a junction over which speed must be reduced\, the junction signal must not be cleared until the train is close to it. (OED)\nSe pose ainsi la question du statut dérivationnel (permettant la création d’un mot appartenant à une certaine catégorie lexicale) ou flexionnel (indiquant une forme différente d’un même mot\, ayant une fonction sémantique / syntaxique différente d’une autre forme) de –ed.\nEt quel statut accorder au –ed verbal\, flexionnel\, retrouvé dans une unité qui a changé de catégorie (le participe passé adjectivé ou nominalisé) ?\nL’existence potentielle de deux terminaisons –ed empêche-t-elle d’envisager un gradient sémantique de l’un à l’autre ?\n\n\nles liens entre les différentes formes en –ed du verbe\, à savoir :\n\nformes participiales et formes de prétérit\, que l’on a coutume d’associer à deux marqueurs ou morphèmes distincts (-EN vs. -ED) alors que\, pour la majorité des verbes\, seul le co-texte permet leur différenciation en anglais contemporain\,\nmais aussi participe passif et participe passé\, que certains auteurs distinguent nettement\, posant ainsi à nouveau la question du nombre de morphèmes -ed (Wanner 2009).\n\n\n\nNous encourageons en particulier les communications qui viendraient interroger les propriétés des catégories et la pertinence des tests censés les opposer tout en proposant une réflexion sur le rôle joué par -ed dans la manière dont les différentes « formes en –ed » construisent le sens. \nLes propositions\, en anglais ou en français\, d’une longueur maximale de 400 mots (hors bibliographie\, mots-clefs et identité) sont à envoyer avant le 2 janvier à anne-laure.besnard@univ-rennes2.fr et manon.philippe@univ-rennes2.fr. \nRéférences citées dans l’appel \nAlbrespit\, Jean. 2020. « Adjectives or Verbs? The Case of Deverbal Adjectives in -ED ». Lexis. Journal in English Lexicology\, n° 15. https://doi.org/10.4000/lexis.4146. \nWanner\, Anja. 2009. Deconstructing the English Passive. Berlin – New York : Mouton de Gruyter.
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SUMMARY:Séminaire doctoral ACE « Les imaginaires contemporains »: séance 2 (Matthieu Freyheit)
DESCRIPTION:Pour sa deuxième séance\, le séminaire doctoral d’ACE « Les imaginaires contemporains » accueillera Matthieu Freyheit\, MCF en Études culturelles (Nancy)\, pour une présentation intitulée « De la zoopolis à la zoogonie : trois pistes pour des vies postanimales ». \n  \nAvons-nous « rompu avec les bêtes réelles[1] » ? Si nous restons prudents devant la tentation critique de la « rupture »\, nous observons cependant avec Francis Wolff que les vaches laitières ne boivent plus aux fontaines de nos villages\, que les hérissons font de plus en plus le choix des villes contre celui des campagnes\, que les hirondelles ne trouvent plus où faire leurs nids sur nos surfaces de verre sans aspérités\, enfin que les derniers ours blancs reçoivent autant de larmes symboliques que les « chatons mignons » et autres puppies ne reçoivent de likes sur les réseaux sociaux. S’il fallut souvent mettre en fiction un imaginaire post-apocalyptique pour suggérer un monde littéralement post-humains (débarrassé\, du moins partiellement\, de ceux-ci)\, un coup d’œil par la fenêtre ou un détour par une Zone d’Activités Commerciales suggèrent qu’il ne faut pas toujours en passer par là pour nous donner à voir et à éprouver un monde post-animaux. \nLe grand mouvement d’anthropisation qui a accompagné le 19e siècle et qui connut un extraordinaire second souffle dans le second 20e siècle a finalement mis les vies animales à l’index de nos désormais très nombreuses « crises ». Parallèlement\, de nouvelles façons d’être bête ont émergé au contact de la civilisation anthropique (que nous choisissons volontairement de ne pas appeler ici « anthropocène »)\, allant du calibre (et du rythme de croissance) des animaux d’élevage (les « porcs usinés » de Jean-Baptiste Del Amo dans Règne animal\, 2016) aux meilleurs amis clonés (chiens\, en priorité) qui ont succédé à la brebis Dolly en passant par les « créatures de Tchernobyl » de Cornelia Hesse-Honegger. Outre les effrois de l’extinction\, notre monde s’est donc également peuplé de post-animaux dont les contours se sont dessinés au contact d’un « milieu » toujours plus technique\, quand il ne l’est pas exclusivement (les immenses « hôtels à porcs » chinois). \nCette présentation ne s’attachera pas à une production particulière mais proposera de tirer les fils (notamment théoriques) qu’offre le concept de « postanimal »\, détournement évident du « posthumain » auquel il souhaite apporter de nouveaux éclairages. Nous postulons en effet que l’environnement technologique\, dont l’intimité grandissante a fait émerger les théories consacrées au posthumain par le biais aussi bien de l’hybridité que de la mutation et\, plus généralement\, de la transgression\, ne saurait être appréhendé qu’au regard de ses enjeux directement humains ; que devenant un mode de pensée et d’appréhension du monde\, le technologique déplace l’animal lui-même vers des territoires qui lui prêtent de nouveaux contours et\, parfois\, empêchent de penser l’animal pour et par lui ; que l’appel au franchissement de toutes les frontières impose de questionner la possibilité même du devenir animal. Qu’il y a lieu\, enfin\, de penser ce que nous appellerons\, reprenant Simondon\, le « mode d’existence des animaux techniques ». \n[1] Francis Wolff\, Trois utopies contemporaines\, p. 80
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