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SUMMARY:Colloque "Anthropocène(s) : femmes\, féminin\, féminismes"
DESCRIPTION:Programme\nJeudi 06 novembre / Amphi E2\n8h45 : Accueil \n9h-10h : Plénière Camille Deslauriers\, Rose-Gagnon Yelle\, Rosaline Deslauriers\, UQAR \nTitre : « Quand le terrain devient le Saint-Laurent : des Expéditions Bleues à Passion déchets » \n10h-10h15 : pause \n10h15-12h15 : Poéthique de la fin (Présidence : Sylvie Bauer) \n\nJaïlys Duault : « Du désert à la grotte. Que faire après la catastrophe ? chez Nnedi Okorafor (Who Fears Death? et The Book of Phoenix) et Wendy Delorme (Viendra le temps du feu) »\nMallory Trocadero : « We are of the lineage » : fin du monde et poét(h)ique du décentrement »\nElaine Després : « La langue des vivantes et le temps des posthumaines : de la thérolinguistique au chthulucène dans La danse des flamants roses et Aquariums »\nPascal Riendeau : « Transmettre la parole des femmes. Explorations des mondes anthropocéniques et dystopiques dans Moi qui n’ai pas connu les hommes de Jacqueline Harpman et Après le monde (2020) d’Antoinette Rychner »\n\n12h15-14h : déjeuner (Hall bât. N) \n14h-16h : Transmissions et mémoires (Présidence : Lisa Haristoy) \n\nGaïd Girard : « De ‘fucked duck’ (1970) à ‘seals bouncing’ (2020) : l’œil perçant de Marge Piercy\, entre féminisme et combat pour la planète. »\nSara El Mouadden : « Temporalités croisées : récits du vivant et voix du féminin entre mémoire\, crise et anticipation dans l’Anthropocène »\nNawel Aggar : « Corps – texte – monde : la relationnalité à l’épreuve de la fin dans Inventory de Carmen Maria Machado »\nMatilda Holloway : « Les figures mythologiques de Neptune Frost : corps politisés de l’africanfuturisme »\n\n16h-16h30 : pause \n16h30-18h : Ecologie du care  (Présidence : Nawelle Lechevalier-Bekadar) \n\nChristelle Centi : « Recueillement\, maintenance\, subsistance : l’amour textuel des lieux et des espèces dans Prodigal Summer de Barbara Kingsolver (2000). »\nJustine Scarlaken : « Le care comme contre-récit au capitalocène : résistances féministes dans les œuvres de Becky Chambers et Emmi Itäranta »\nGwenthalyn Engélibert : « Changer la survie: trajectoires écosomatiques dans Parable of the Sower (O. Butler\, 1993) »\n\nVendredi 07 novembre / Amphi L1\n9h15-10h45 : Territoires (Présidence : Elaine Després) \n\nLaurine Omnès/Bénédicte Gattère : « Le féminisme à l’heure de l’Anthropocène est-il nécessairement un écoféminisme ? »\nGina Cortoppassi : « Le dépotoir : un espace de refuge et de réinvention dans l’œuvre UKI de Shu Lea Cheang »\nMatthieu Freyheit : « Cabanes et encabanées : les utopies modestes d’un temps cacotopique »\n\n10h45-11h00 : pause \n11h00-12h00 : Biopolitique plantationnaire (Présidence Maëlle Jeanniard du Dot) \n\nUlysse Roche : « Enracinement de la voix littéraire féminine dans le plantationocène : la crise écologique du monde paysan dans l’œuvre de M- H. Lafon\, M. Rodoreda et C. Rivera Garza »\nSophie Suma : « Dana James dans Kindred\, Réactiver Octavia Butler : Vers une biopolitique intersectionnelle et fluide du corps dans l’ère plantationocène »\n\n12h00-13h45 : Déjeuner (Hall bât. N) \n13h45-14h45 : Plénière Nathalie Grandjean\, Université de Louvain\nTitre : « Le personnel est climatique. Conversations écoféministes dans l’Anthropocène » \n14h45-15h00 : pause \n15h00-16h30 : Devenir posthumaines (Présidence : Hélène Machinal) \n\nOrane Kail : « Après la chair : les gynoïdes comme objets de l’anthropocène transhumain »\nMarine Galiné : « Féminité et transcorporéalité dans Redder Days de Sue Rainsford (Irlande\, 2021) »\nJeri English : « Corps monstrueux et reproduction dans l’ère du Nécrocène : le posthumain et l’ahumain chez Julia Ducournau et Claire Denis »\n\n17h30 : fin du colloque \n  \nAppel à communications\nSi l’anthropocène s’inscrit déjà dans une réflexion plurielle et transdisciplinaire qui a vu émerger pléthore d’autres termes (le capitalocène (Malm\, 2014) et le plantationocène (Haraway\, 2014\, 2015)\, le plasticocène\, le thermocène\, le technocène\, le chthulucène\, l’indigénocène\, etc)\, les journées d’étude organisées à Rennes 2 par le laboratoire ACE entendent approfondir plus spécifiquement les interactions entre l’anthropocène et les femmes\, le féminin et le féminisme\, voire les féminismes. \nL’objectif est de commencer à identifier et à analyser l’implication des femmes dans les expressions littéraires et artistiques de l’anthropocène\, de la théorie critique aux fictions et aux expressions artistiques pour interroger un féminisme de l’anthropocène (Grusin\, 2017). Nous proposons de décliner femmes\, féminin et féminismes de façon à rendre compte de différents degrés d’implication qui vont de la représentation\, à l’auctorialité ou à l’engagement politique\, voire à l’hybridation de deux de ces degrés. Ces thématiques sont déjà d’actualité comme en témoigne le collectif dirigé par Nathalie Grandjean et publié aux éditions de l’université de Bruxelles : https://www.editions-ulb.be/fr/book/?gcoi=74530100588620 \nOutre que l’éco-féminisme et le nouveau matérialisme féministe peuvent être considérés comme deux courants précurseurs de la façon dont le féminisme (au sens large et résolument inclusif) a pu s’emparer de questions relatives à la définition de l’humain\, c’est avant tout dans la notion de biopouvoir posée par Michel Foucault dans les années 70 que l’on peut trouver une origine à la réflexion sur l’assujettissement des femmes et de la nature. Le biopouvoir implique la réduction du biologique à des enjeux de pouvoir qui reposent sur la production et le marché et induisent un contrôle de la vie et du vivant. Si Foucault pensait avant tout aux corps humains en 1969\, son concept atteste d’une prescience étonnante tant il peut s’appliquer aux enjeux liés au vivant dans le cadre de l’anthropocène. On peut aussi identifier une généalogie et une progression qui irait des écrits de Foucault au féminisme de l’anthropocène en évoquant Les Mots et les Choses: Une archéologie des sciences humaines (1966) et le recours aux fossiles et à l’archive que le philosophe propose pour élaborer son archéologie du savoir. Cette approche atteste d’un décentrement\, d’une mise en relation de la vie et la non-vie qui annonce de nouvelles échelles (non anthropocentrée) qui s’inscriraient non pas dans l’histoire des êtres humains mais dans le temps long (ou temps géologique\, deep time). De fait\, l’anthropocène combine les périodes historiques (le capitalisme tardif\, l’industrialisation\, le nucléaire) et le temps géologique de la planète. Les écrits de Bruno Latour at d’Isabelle Stengers sont également un jalon incontournable pour tenter d’appréhender les changements d’échelles et de dynamiques à l’œuvre. \nD’un point de vue théorique\, on peut identifier des liens entre le posthumanisme critique (à partir de D. Haraway\, Cyborg Manifesto) et la réflexion sur l’anthropocène (D. Haraway\, Staying with the Trouble) dans un contexte où Clare Colebrook parle de mort du posthumain (C. Colebrook\, Death of the PostHuman\, 2014 & Who Would Kill to Save the World\, 2023) et initie les Extinction Studies. Ce fil rouge part du Manifeste Cyborg qui pose que « l’humain\, le non-humain\, la nature et la culture sont inextricablement liés » et articule ces enjeux à ceux de l’anthropocène tout en s’inscrivant dans une dimension politique. En effet\, Clare Colebrook évoque le fait qu’avec l’anthropocène\, la temporalité du politique et celle de la planète ne convergent pas mais\, au contraire\, entrent en collision. Partant\, elle ré-introduit également à la fois une problématique temporelle et des questions d’échelle (présentisme\, urgentisme\, temporalité du capitalisme etc) mais aussi des enjeux liés à la fin (crise climatique\, enjeux environnementaux\, catastrophe\, extinction des espèces\, fin du monde\, etc). Ces deux autrices ont par ailleurs apporté leur pierre à l’ouvrage collectif central édité par Richard Grusin\, Anthopocene Feminism (2017) qui pose la question d’un féminisme de l’anthropocène\, sur lequel il semble utile de poursuivre la réflexion. \nLa fiction et les expressions artistiques ont par ailleurs permis aux théoriciennes d’illustrer leur propos. On pense à la SF féministe des années 70 chez Haraway et sa reprise par ïan Larue dans Libère-toi cyborg (2018). Des spécialistes de l’imaginaire des sciences du XIXe siècle comme Gillian Beer (Open Fields\, Darwin’s Plots) ont en effet déjà montré qu’une révolution ontologique et épistémologique comme celle que déclenche la théorie de l’évolution induit l’émergence nécessaire de nouvelles formes de récits (et souvent également la résurgence de figures mythiques qui cristallisent les tensions entre ordre ancien et nouveau\, selon J-J Lecercle). De fait\, la fiction et le récit\, mais aussi les expressions artistiques\, constituent des dynamiques de médiation par la représentation\, en particulier lorsqu’il s’agit de fictions d’anticipation dont on sait qu’elles informent avant tout le présent (Langlet\, Le Temps rapaillé). L’importance et le rôle du récit sont également au cœur de l’essai Valet noir\, vers une écologie du récit\, de Jean-Christophe Cavallin ou d’Autobiographie d’un poulpe et autres récits d’anticipation\, de Vinciane Despret. Cette dernière se penche aussi avec Isabelle Stengers sur les interactions entre écriture\, monde académique et engagement politique dans le sillage de Virginia Woolf (Les faiseuses d’histoires\, que font les femmes à la pensée ?). La production contemporaine de récits écrits par des femmes qui entrent en résonance avec l’anthropocène et les enjeux politiques et éthiques contemporains permettra d’interroger les interactions entre fiction et imaginaire des sciences contemporains et d’envisager une nouvelle approche du vivant. \nComme Haraway et Colebrook\, la philosophe Rosi Braidotti s’inscrit dans un parcours qui l’amène à réinterroger le posthumain dans le cadre de l’anthropocène en privilégiant le « devenir-minoritaire\, le devenir-femme\, le devenir-animal et le devenir-imperceptible ». Pour Rosi Braidotti\, si le tournant post-anthropocentrique est initié par Haraway\, il prend de l’ampleur avec la convergence de deux problématiques : le changement climatique et la nouvelle échelle mondialisée à laquelle opèrent les technologies de l’information. La philosophe propose un nouveau mode de relation sous la forme d’alliances inter-espèces\, un désancrage (ce qu’elle nomme le « devenir-nomade »). Braidotti évoque aussi une pratique de la défamiliarisation qui pourrait ouvrir à une évolution vers un cadre de référence alternatif ; et\, de fait\, la fiction (en particulier la science-fiction et la fiction d’anticipation) peut s’appuyer sur des processus de défamiliarisation pour inciter à prendre en compte la différence au lieu de l’isoler et d’ainsi consolider un monde de la différentiation qui\, si l’on suit Agamben\, émerge de la pratique de l’indifférence. \nDepuis les années 2010\, avec sans doute une accélération initiée par la crise du Covid 19\, la production littéraire et artistique d’œuvres écrites ou proposées par des femmes ou mettant en scène des personnages ou des enjeux liés au féminin n’a cessé de s’amplifier. La production de fictions qui interrogent le devenir de l’humain et de la planète s’est amplifiée avec les exemples de Meg Elison\, Cherie Dimaline\, Louise Welsh\, Emily St Mandel ou Naomi Alderman\, ou\, pour ce qui est des fictions audio-visuelles (films\, séries ou documentaires)\, Extrapolations\, Don’t Look up\, Annihilation\, Avatar\, Les Algues vertes\, Flow. \nLa dystopie féministe initiée par Margaret Atwood et Octavia Butler semble faire un retour en force avec les exemples d’autrices telles que Sophie Mackintosh\, Larisa Laï\, Jennie Melamed\, Naomi Alderman\, Suzette Haden Elgin ou Kristyn Dunnion\, mais de nombreux romans relèvent avant tout d’enjeux propres à un féminisme de l’anthropocène (Lydia Yuknavitch\, Rivers Solomon). Ont également émergé des œuvres\, plus clairement ancrées dans un propos politique\, qui relèveraient peut-être également d’un féminisme de l’anthropocène\, certaines de ces productions émanant de théoriciennes et/ou de philosophes\, on pense à Autobiographie d’un poulpe (Despret) ou Histoires de Camille (Haraway). On remarque aussi une interaction entre un engagement militant féministe et les enjeux de la crise climatique ou de l’anthropocène\, comme dans « L’expédition bleue » ( https://www.organisationbleue.org/expeditionbleue) qui a permis d’étudier et de documenter la pollution plastique et de témoigner des changements climatiques lors d’une expédition pluridisciplinaire de trois semaines dans le golfe du St Laurent. Cette approche éco-poétique et géo-poétique s’inscrit dans le sillage des écrits de Rachel Bouvet et dans la même dynamique que celle des carnets de la Traversée (https://latraverseegeopoetique.com/rachel-bouvet/). On pense aussi à l’ouvrage édité par Camille Prunet sur art et écologie\, Paysages sensibles (2023)\, qui atteste d’un engagement artistique face à la crise climatique. \nLors de ce colloque\, nous aurons l’honneur de recevoir deux conférencières pour des plénières : \n\nNathalie Grandjean\, philosophe et administratrice de Sophia\, réseau belge des études de genre.\nCamille Deslauriers\, professeure à l’UQAR (Université de Québec à Rimouski)\n\n  \nLes propositions de communications assorties d’une courte biobibliographie des auteurices sont à envoyer à Hélène Machinal : helene.machinal@univ-rennes2.fr ou ln.machinal@gmail.com jusqu’au 30 mai 2025. \nLe comité scientifique du colloque est composé de Sylvie Bauer (Rennes 2)\, Jean-Jacques Defert (St Mary’s University)\, Elaine Després (UQAM)\, Jean-Paul Engélibert (Bordeaux-Montaigne)\, Gaïd Girard (UBO)\, Mélanie Joseph-Vilain (Université Bourgogne Europe)\, Monica Michlin (Montpellier 3)\, Jessy Neau (Poitiers)\, Camille Prunet (Toulouse 2)\, Arnaud Regnauld (Paris 8)\, Shannon Wells-Lassage (Université Bourgogne Europe). \n  \nLe comité d’organisation du colloque est composé de Sylvie Bauer\, Maëlle Jeanniard Du Dot\, Nawelle Lechevalier-Bekadar et Hélène Machinal \n  \nBibliographie : \n\nBARNETT\, Joshua Trey\, Mourning in the Anthropocene: Ecological Grief and Earthly Coexistence\, East Lansing\, Michigan State University Press\, 2022.\nBEER\, Gillian\, Open Fields\, Science in Cultural Encounter\, Oxford\, OUP\, 1999.\n—— Darwin’s Plots\, Cambridge\, CUP\, 2000.\nBONNEUIL\, Christophe\, Fressoz\, Jean-Baptiste\, L’événement anthropocène. La terre\, l’histoire et nous\, Paris\, Le Seuil\, coll. « Anthropocène »\, 2013.\nBOURRIAUD\, Nicolas\, Inclusions esthétiques du Capitalocène\, Paris\, PUF\, Collection « Perspectives critiques »\, 2021.\nBUHNER\, Stephen Harrod. Earth Grief\, The Journey into and Through Ecological Grief\, White River Junction\, Raven Press\, 2022.\nBUTLER\, Judith\, Precarious Life: The Powers of Mourning and Violence\, London\, Verso\, 2004.\nCAMPAGNE\, Armel\, Le Capitalocène. Aux racines historiques du dérèglement climatique\, éditions Divergences\, 2017.\nCAVALLIN\, Jean-Christophe\, Valet noir. Vers une écologie du récit\, Paris\, José Corti\, 2021.\nCHERTKOVSKAYA E.\, Paulsson A. ‘The Growthocene: Thinking through What Degrowth is Criticising’\, ENTITLE (European political ecology network) blog\, 19 février 2016\, http://entitleblog.org/2016/02/19/the-growthocene-thinking-through-what-degrowth-is-criticising\nCOLEBROOK Clare\, The Death of the Posthuman\, Essays on Extinction\, Michigan\, Univresity of Michigan Library\, 2014.\n—— Who Would Kill to Save the World\, Nebraska\, University of Nebraska Press\, 2023.\nDESPRET\, Vinciane\, Autobiographie d’un poulpe et autres récits d’anticipation\, Paris\, Actes sud\, 2021.\nDESPRET\, Vinciane & STENGERS\, Isabelle\, Les faiseuses d’histoires\, que font les femmes à la pensée ?\, Paris\, Les empêcheurs de tourner en rond\, 2011.\nDAVIS\, Heather and TODD\, Zoe\, “On the importance of a date\, or\, decolonizing the anthropocene”\, ACME: An International Journal for Critical Geographies\, 16(4)\, 2017\, p. 761-780.\nENGELIBERT\, Jean-Paul\, « Comment faire monde à l’âge de l’extinction ? Trois contes philosophiques contemporains »\, RLC XCVII\, n° 2\, avril-juin 2023\, p. 168-179.\nFOUCAULT\, Michel\, L’archéologie du savoir [1969]\, Paris\, Gallimard\, 2008.\n—— La volonté de savoir\, Gallimard\, 1976.\n—— Cours public au Collège de France\, leçon du 17 mars\, « Il faut défendre la société »\, 1975-76\, Hautes études\, Gallimard/Seuil\, 1997.\nGRANDJEAN Nathalie (ed.)\, Écoféminismes\, Au cœur de l’Anthropocène\, Bruxelles\, éditions de l’université de Bruxelles\, 2025.\nGRUSIN Richard (ed.)\, Anthropocene Feminism\, Minneapolis\, London\, University of Minnesota Press\, 2017\nHACHE Émilie\, Ce à quoi nous tenons. Propositions pour une écologie pragmatique\, Les Empêcheurs de tourner en rond\, Paris\, 2011.\n—– Reclaim\, recueil de textes écoféministes\, textes choisis et présentés par Émilie Hache\,  « Sorcières »\, Paris\, Cambourakis\, 2016.\nHARAWAY\, Donna\, «  A Cyborg Manifesto : Science\, technology\, and Socialist-Feminism in the Late Twentieth Century » (1985)\, in Simians\, Cyborgs\, and Women:  The Reinvention of Nature\, New York\, Routledge\, 1991.\n——The Companion Species Manifesto:  Dogs\, People\, and Significant Otherness\, Chicago\, Prickly Paradigm Press\, 2003\n—— Staying with the Trouble\, Making Kin in the Chthulucene\, Durham\, Duke Univ. Press\, 2016\n—— “Anthropocene\, Capitalocene\, Plantationocene\, Chthulucene: Making Kin”\, Environmental Humanities 6\, n° 1\, 2015\, p. 159-165.\nKOLBERT\, Elizabeth\, The Sixth Extinction: An Unnatural History\, New York\, Picador\, 2015.\nLANGLET\, Irène\, Le temps rapaillé\, Limoges\, PU de Limoges\, 2020.\nLARUE\, iän\, Libère toi cyborg\, Paris\, Cambourakis\, 2018.\nLATOUR\, Bruno\, Face à Gaïa. Huit conférences sur le Nouveau Régime Climatique\, Paris\, La Découverte\, 2015.\nLATOUR\, Bruno\, Où Atterrir ?\, Paris\, La Découverte\, 2017.\nLEAR\, Jonathan\, Imagining the End: Mourning and Ethical Life\, Cambridge\, MA\, Belknap Press\, 2022.\nLECERCLE\, Jean-Jacques\, « Généalogie de l’archétype du savant fou\, ou : le savant Cosinus était-il fou ? »\, in H. Machinal (ed.)\, Le savant fou\, rennes\, PU de Rennes\, 2013.\nLEWIS\, Simon et Mark MASLIN\, “Defining the Anthropocene”\, Nature\, 519\, n°. 7542\, mars 2015\, p. 171-180.\nMALM\, Andreas\, L’Anthropocène contre l’histoire. Le réchauffement climatique à l’ère du capital\, Éditions La Fabrique\, 2017 [2016].\nMARTIN Nastassja & Baptiste MORIZOT\, « Retour du temps du mythe. Sur un destin commun des animistes et des naturalistes face au changement climatique à l’Anthropocène »\, Issue\, Journal of Art and Design\, HEAD\, Genève\, 13 décembre 2018\, https://issue-journal.ch/focus-posts/baptiste-morizot-et-nastassja-martin-retour-du-temps-du-mythe-2/\nMORIZOT Baptiste\, Manières d’être vivant : enquêtes sur la vie à travers nous\, Arles\, Actes Sud\, 2020\nMORIZOT Baptiste\, et Estelle ZHONG MENGUAL\, Esthétique de la rencontre. L’énigme de l’art contemporain\, Paris\, Seuil\, 2018.\nMORTON\, Timothy\, Ecology without Nature: Rethinking Environmental Aesthetics\, Cambridge [Mass.]\, Harvard University Press\, 2009.\nPRUNET\, Camille (ed.)\, Paysages sensibles\, art et écologie\, Paris\, Etérotopia Editions\, 2023.\nROSE\, Deborah Bird\, Thom VAN DOOREN and Matthew CHRULEW\, (eds.)\, Extinction Studies: Stories of Time\, Death\, and Generations\, New York\, Columbia University Press\, 2017.\nSTENGERS\, Isabelle\, Résister au désastre\, Marseille\, Wildproject\, 2019.\nUSHER\, Phillip John\, “Untranslating the Anthropocene”\, Diacritics\, Volume 44\, n. 3\, 2016\, p. 56-77.\n\n 
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SUMMARY:Soutenance de thèse de Lisa Haristoy
DESCRIPTION:Mme Lisa Haristoy soutiendra sa thèse de Doctorat\, intitulée «« Qui a le temps ? » Temps patriarcal et contre-temps féministes : les dystopies féministes postapocalyptiques du XXIe siècle. » \nLe lundi 17 novembre 2025 à 13h30\, à l’INSPE de Rennes\, devant un jury composé de : \n\nVanessa Guignery (ENS)\, pré-rapportrice\nArnaud Regnauld (Paris 8)\, pré-rapporteur\nSylvie Bauer (Rennes 2)\nGaïd Girard (UBO)\nHélène Machinal (Rennes 2)\, directrice\nMonica Michlin (Montpellier-Paul Valery)\nJean-Paul Engélibert (Bordeaux Montaigne)
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SUMMARY:Séminaire des doctorant·es : "Feeling for Presence: Material Epistemologies in Art and Literary Texts"
DESCRIPTION:Séance 5 : « Feeling for Presence: Material Epistemologies in Art & Literary Texts »\n\nNawel Aggar (doctorante ACE\, Université Rennes 2) – « Éprouver le sens : promiscuité et palpabilité dans Waste d’Eugene Marten »\nCelia Jarvis (doctorante ALTER\, Université de Pau & University of Warwick) – « Lilias Trotter and Lessons Learned from the Life Cycle of Plants »
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SUMMARY:Médiamerica: "Kings of Late Night and the Reign of Trump"
DESCRIPTION:Nous avons le plaisir d’accueillir Jessica Thrasher Chenot (Université Rouen Normandie) pour une présentation de son travail sur les late night talk-shows. \nLa session se déroulera en ligne. (Pour recevoir le lien de connexion\, il suffit de s’inscrire ici.) \nOn Monday\, November 24 from 5.30pm to 7pm\, we will be listening to Jessica Thrasher Chenot give a talk entitled: \n“Kings of Late Night and the Reign of Trump: Television satire and free speech in America’s transforming media and political landscape.” \nThis session will be held online. (Sign up here to receive the invite link) \n\nJessica Thrasher Chenot is Associate Professor in American Studies at Université de Rouen Normandie. She co-directs the Applied Foreign Languages Master’s program and is co-director of the research area Espaces\, Cultures\, Politique at the ERIAC laboratory. She teaches US civilization\, current political affairs in the English-speaking world\, and professional communication at the bachelor’s and master’s levels. Her research topics focus on representation\, gender\, and US television.
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SUMMARY:(What’s the story) Reunion glory?: Assessing Oasis’s legacy as Morning Glory turns 30
DESCRIPTION:PROGRAMME\nMorning Session:  ‘I need to be myself\, I can’t be no-one else’\nOasis and identity/ies \n8h30: accueil et café \nPart 1: A northern\, working class band? – Chair: Aurore Caignet \n\n9h: Keynote speaker 1: Alex Niven (Editor\, Tribune Magazine): ‘We see things they’ll never see’: worldhood and marginality in Oasis.\n9h45: discussion\n10h: Romain Garbaye (Université Sorbonne-Nouvelle): “Oasis\, the most “working class” band of Britpop ?”\n10h20: discussion\n10h35: pause café\n\nPart 2: Beyond Northernness and Englishness – Chair: Guillaume Clément  \n\n10h50: Emma Gandrey (ENS Paris-Saclay / Université Paris-Cité): « Perceptions of Britishness\, Class Experience\, and Political Developments in the Music of Oasis: The Case of Letters to the Editor in the New Musical Express in the 1990s »\n11h10: Laurence Harris (Université Sorbonne Nouvelle): “Northern Glory (Some Might Say)”\n11h30: Sean Campbell (Anglia Ruskin University – Cambridge): “The Importance of Being Irish: Oasis\, ‘Britpop’ and Irish ethnicity in England”\n11h50: discussion\n\n12h15: pause déjeuner \n  \nAfternoon Session: ‘Tonight\, I’m a rock’n’roll star’\nOasis and performance: masculinity and sound\nChair: David Haigron \n\n14h00: Keynote speaker 2: David Scott (author\, journalist and musician): Morning Glory\, Northern Stories: Masculinity\, Place\, and the Mancunian Myth\n14h45: discussion\n\n15h10: pause café \n\n15h30: Stephen Bruel (University of Lincoln): “Remastering Oasis (What’s the Story) Morning Glory?”\n15h50: Chloé Violle (Université de Liège): “Still ‘Cool Britannia’ ? La politique d’événementialisation des villes en contexte musical : le cas des concerts de reformation d’Oasis à Manchester”\n16h10: Discussion\n\n  \nOn estime à près de 14 millions le nombre de personnes ayant essayé d’obtenir des billets pour la tournée britannique d’Oasis à l’occasion de sa reformation en 2024. Ces chiffres impressionnants font écho à l’unique concert organisé par le groupe à Knebworth en 1996\, pour lequel 4% de la population britannique avait essayé d’acheter un billet. De telles statistiques confirment le statut particulier d’Oasis dans la culture populaire britannique et la manière dont il constitue un véritable support permettant à la population de “faire commun”.  \nLa musique d’Oasis a en effet rencontré un succès considérable depuis les années 1990\, et si ce dernier peut être mesuré en termes commerciaux via les ventes d’albums et autres disques de platine collectionnés par le groupe (dont tous les albums\, ainsi que huit singles\, se sont classés à la première place des charts outre-Manche)\, ce succès prend une ampleur encore plus démesurée lorsque l’on prend conscience de la présence permanente du groupe dans le zeitgeist culturel national. Suite à la séparation du groupe en 2009\, Liam (chanteur) et Noel Gallagher (guitariste et compositeur) ont mené d’honorables carrières solo\, mais ont continué à être des figures centrales dans les médias britanniques jusqu’à la reformation du groupe à l’été 2024\, annonçant une tournée mondiale pour 2025. Malgré ce long hiatus\, leur second album\, (What’s The Story) Morning Glory\, est resté dans le classement des meilleures ventes d’albums de manière quasi-ininterrompue depuis sa parution en octobre 1995 jusqu’à ce jour\, confirmant son statut d’objet culturel majeur pour bon nombre de Britanniques. \nA l’heure où l’industrie musicale nationale reste fragilisée par plusieurs crises successives\, de la dématérialisation de la consommation musicale aux difficultés d’exportation et de tournées liées au Brexit\, la reformation d’Oasis interroge l’évolution des pratiques et des modes de consommation dans les domaines musical et culturel. Le succès continu du groupe formé dans les années 1990 mène également à des questionnements sur la manière dont le groupe et ses chansons peuvent refléter la société britannique et ses évolutions politiques et culturelles sur une période longue et mouvementée. De plus\, Oasis s’est fréquemment vu attribuer plusieurs adjectifs\, comme mancunien\, nordiste ou encore ouvrier\, mais que penser de telles étiquettes s’agissant d’une entreprise artistique\, sujette aux perceptions changeantes d’un public particulier? En d’autres termes\, l’identité sociologique réelle et tangible des musiciens importe-t-elle plus que l’identité ouvrière supposément perçue par le public? \nÀ l’occasion du trentième anniversaire de la parution de (What’s The Story) Morning Glory\, cette journée d’étude propose d’étudier la place occupée par Oasis dans la culture populaire britannique et invite des contributions pluridisciplinaires au croisement des études anglophones\, de la littérature\, de l’histoire\, de la musicologie\, de la linguistique et des sciences politiques en général. \nLes pistes suivantes de réflexion sont envisagées\, entre autres: \n\nIdentité ouvrière / une voix de la classe ouvrière?\nIdentités régionales (Manchester\, northernness) et nationales (Englishness\, Britishness)\nIdentités de genre et masculinité dans l’oeuvre du groupe\, notamment dans le contexte de la lad culture mais aussi dans le monde post-#metoo\nSuccès commercial et perception à l’échelle internationale (notamment le succès de Morning Glory aux États-Unis)\nInfluence sur le son des musiques pop et rock britanniques post-Britpop\nDimension politique de l’oeuvre du groupe\, prises de position des musiciens (du New Labour jusqu’au Brexit)\nAdaptation du groupe aux crises de l’industrie musicale.\n\n  \n— \n  \nEnglish version: \n  \n(What’s the story) Reunion glory?: Assessing Oasis’s legacy as Morning Glory turns 30 \nOne-day conference\, Université Rennes 2 (France)\, 27 November 2025 \nOrganisation committee: Aurore Caignet\, Guillaume Clément\, David Haigron \n  \nIt is estimated that nearly 14 million people tried to get tickets for this year’s Oasis’s UK tour following the announcement of their reunion in 2024. This staggering figure echoes the band’s one-off concert at Knebworth in 1996\, when 4% of the British population had applied for tickets. Such statistics confirm Oasis’s special status within British popular culture and the band’s ability to allow people to come together. \nOasis’s music has met with considerable success since the 1990s\, and while this success may be measured commercially through the band’s album sales (with all their albums and 8 singles reaching the top of the UK music charts) it appears even greater when considering the band’s permanent place within the national cultural zeitgeist. Following Oasis’s breakup in 2009\, Liam (singer) and Noel Gallagher (guitarist and songwriter) led respectable solo careers and remained central figures in British media up until their reunion announcement in the summer of 2024. Despite this long hiatus\, their second album (What’s The Story) Morning Glory has charted almost continuously since its release in October 1995\, thus confirming the album’s status as a major cultural commodity for many Britons. \nAs the national music industry has been\, and still is\, weakened by successive crises – from the digitisation of music consumption to post-Brexit restrictions on exports and touring – Oasis’s reunion raises questions about the evolution of practices and consumption patterns in popular music and culture in general. The band’s lasting success since the 1990s also leads one to wonder to what extent the band and their songs reflect British society in general\, and its political and cultural developments in particular\, over a long and tumultuous period. Moreover\, Oasis has often been assigned several adjectives\, such as Mancunian\, Northern\, or working-class\, but what should one make of such labels when it comes to an artistic enterprise that is subject to the changing perceptions of a particular audience? In other words\, does the musicians’ tangible sociological identity take precedence over the working-class credentials supposedly perceived by the public? \nOn the occasion of (What’s The Story) Morning Glory’s 30th anniversary\, this one-day conference aims to examine Oasis’s place in British popular culture and invites multidisciplinary contributions within the fields of English / British studies\, literature\, history\, musicology\, linguistics\, and political science. \nContributions on\, but not limited to\, the following topics will be particularly welcome: \n\nWorking-class identity / a working class voice?\nRegional identities (Manchester\, northernness) and national identities (Englishness\, Britishness)\nGender identities and masculinity in the band’s work\, especially in the context of lad culture but also in the post-#MeToo world\nCommercial success and international perception (especially Morning Glory’s success in the United States)\nInfluence on post-Britpop pop and rock music\nPolitical dimension of the band’s work\, musicians’ political stances (from New Labour to Brexit)\nThe band’s adaptation to the music industry’s crises.\n\nProposals (200-word abstract along with a short biography) should be sent to the organisers: aurore.caignet@univ-rennes2.fr\, guillaume.clement@univ-rennes.fr\, and david.haigron@univ-rennes2.fr  by 7 April 2025. A response will be provided before 30 April 2025
URL:https://sites-recherche.univ-rennes2.fr/ace/evenement/1881/
LOCATION:Salle L201\, Campus Villejean\, Rennes 2
CATEGORIES:Journées d'étude
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