{"id":1866,"date":"2025-01-10T11:08:01","date_gmt":"2025-01-10T10:08:01","guid":{"rendered":"https:\/\/sites-recherche.univ-rennes2.fr\/ace\/?post_type=tribe_events&#038;p=1866"},"modified":"2025-10-20T12:31:11","modified_gmt":"2025-10-20T10:31:11","slug":"colloque-anthropocenes-femmes-feminin-feminismes","status":"publish","type":"tribe_events","link":"https:\/\/sites-recherche.univ-rennes2.fr\/ace\/evenement\/colloque-anthropocenes-femmes-feminin-feminismes\/","title":{"rendered":"Colloque \u00ab\u00a0Anthropoc\u00e8ne(s) : femmes, f\u00e9minin, f\u00e9minismes\u00a0\u00bb"},"content":{"rendered":"<h2>Programme<\/h2>\n<h3>Jeudi 06 novembre \/ Amphi E2<\/h3>\n<p>8h45 : Accueil<\/p>\n<p><strong>9h-10h : Pl\u00e9ni\u00e8re Camille Deslauriers, Rose-Gagnon Yelle, Rosaline Deslauriers, UQAR <\/strong><br \/>\n<strong>Titre : \u00ab Quand le terrain devient le Saint-Laurent : des Exp\u00e9ditions Bleues \u00e0 Passion d\u00e9chets \u00bb<\/strong><\/p>\n<p>10h-10h15 : pause<\/p>\n<p><strong>10h15-12h15 : Po\u00e9thique de la fin (Pr\u00e9sidence : Sylvie Bauer)<\/strong><\/p>\n<ul>\n<li>Ja\u00eflys Duault : \u00ab Du d\u00e9sert \u00e0 la grotte. Que faire apr\u00e8s la catastrophe ? chez Nnedi Okorafor (<em>Who Fears Death?<\/em> et <em>The Book of Phoenix<\/em>) et Wendy Delorme (<em>Viendra le temps du feu<\/em>) \u00bb<\/li>\n<li>Mallory Trocadero : \u00ab We are of the lineage \u00bb : fin du monde et po\u00e9t(h)ique du d\u00e9centrement \u00bb<\/li>\n<li>Elaine Despr\u00e9s : \u00ab La langue des vivantes et le temps des posthumaines : de la th\u00e9rolinguistique au chthuluc\u00e8ne dans <em>La danse des flamants roses<\/em> et <em>Aquariums<\/em> \u00bb<\/li>\n<li>Pascal Riendeau : \u00ab Transmettre la parole des femmes. Explorations des mondes anthropoc\u00e9niques et dystopiques dans <em>Moi qui n\u2019ai pas connu les hommes<\/em> de Jacqueline Harpman et <em>Apr\u00e8s le monde<\/em> (2020) d\u2019Antoinette Rychner \u00bb<\/li>\n<\/ul>\n<p>12h15-14h : d\u00e9jeuner (Hall b\u00e2t. N)<\/p>\n<p><strong>14h-16h : Transmissions et m\u00e9moires (Pr\u00e9sidence : Lisa Haristoy)<\/strong><\/p>\n<ul>\n<li>Ga\u00efd Girard : \u00ab De \u2018fucked duck\u2019 (1970) \u00e0 \u2018seals bouncing\u2019 (2020) : l\u2019\u0153il per\u00e7ant de Marge Piercy, entre f\u00e9minisme et combat pour la plan\u00e8te. \u00bb<\/li>\n<li>Sara El Mouadden : \u00ab Temporalit\u00e9s crois\u00e9es : r\u00e9cits du vivant et voix du f\u00e9minin entre m\u00e9moire, crise et anticipation dans l\u2019Anthropoc\u00e8ne \u00bb<\/li>\n<li>Nawel Aggar : \u00ab Corps \u2013 texte \u2013 monde : la relationnalit\u00e9 \u00e0 l\u2019\u00e9preuve de la fin dans <em>Inventory<\/em> de Carmen Maria Machado \u00bb<\/li>\n<li>Matilda Holloway : \u00ab Les figures mythologiques de Neptune Frost : corps politis\u00e9s de l\u2019africanfuturisme \u00bb<\/li>\n<\/ul>\n<p>16h-16h30 : pause<\/p>\n<p><strong>16h30-18h : Ecologie du care\u00a0 (Pr\u00e9sidence : Nawelle Lechevalier-Bekadar)<\/strong><\/p>\n<ul>\n<li>Christelle Centi : \u00ab Recueillement, maintenance, subsistance : l\u2019amour textuel des lieux et des esp\u00e8ces dans <em>Prodigal Summer<\/em> de Barbara Kingsolver (2000). \u00bb<\/li>\n<li>Justine Scarlaken : \u00ab Le care comme contre-r\u00e9cit au capitaloc\u00e8ne : r\u00e9sistances f\u00e9ministes dans les \u0153uvres de Becky Chambers et Emmi It\u00e4ranta \u00bb<\/li>\n<li>Gwenthalyn Eng\u00e9libert : \u00ab Changer la survie: trajectoires \u00e9cosomatiques dans <em>Parable of the Sower<\/em> (O. Butler, 1993) \u00bb<\/li>\n<\/ul>\n<h3>Vendredi 07 novembre \/ Amphi L1<\/h3>\n<p><strong>9h15-10h45 : Territoires (Pr\u00e9sidence : Elaine Despr\u00e9s)<\/strong><\/p>\n<ul>\n<li>Laurine Omn\u00e8s\/B\u00e9n\u00e9dicte Gatt\u00e8re : \u00ab Le f\u00e9minisme \u00e0 l\u2019heure de l\u2019Anthropoc\u00e8ne est-il n\u00e9cessairement un \u00e9cof\u00e9minisme ? \u00bb<\/li>\n<li>Gina Cortoppassi : \u00ab Le d\u00e9potoir : un espace de refuge et de r\u00e9invention dans l\u2019\u0153uvre <em>UKI<\/em> de Shu Lea Cheang \u00bb<\/li>\n<li>Matthieu Freyheit : \u00ab Cabanes et encaban\u00e9es : les utopies modestes d\u2019un temps cacotopique \u00bb<\/li>\n<\/ul>\n<p>10h45-11h00 : pause<\/p>\n<p><strong>11h00-12h00 : Biopolitique plantationnaire (Pr\u00e9sidence Ma\u00eblle Jeanniard du Dot)<\/strong><\/p>\n<ul>\n<li>Ulysse Roche : \u00ab Enracinement de la voix litt\u00e9raire f\u00e9minine dans le plantationoc\u00e8ne : la crise \u00e9cologique du monde paysan dans l\u2019\u0153uvre de M- H. Lafon, M. Rodoreda et C. Rivera Garza \u00bb<\/li>\n<li>Sophie Suma : \u00ab Dana James dans Kindred, R\u00e9activer Octavia Butler : Vers une biopolitique intersectionnelle et fluide du corps dans l\u2019\u00e8re plantationoc\u00e8ne \u00bb<\/li>\n<\/ul>\n<p>12h00-13h45 : D\u00e9jeuner (Hall b\u00e2t. N)<\/p>\n<p><strong>13h45-14h45 : Pl\u00e9ni\u00e8re Nathalie Grandjean, Universit\u00e9 de Louvain<\/strong><br \/>\n<strong>Titre : \u00ab Le personnel est climatique. Conversations \u00e9cof\u00e9ministes dans l&rsquo;Anthropoc\u00e8ne \u00bb<\/strong><\/p>\n<p>14h45-15h00 : pause<\/p>\n<p><strong>15h00-16h30 : Devenir posthumaines (Pr\u00e9sidence : H\u00e9l\u00e8ne Machinal)<\/strong><\/p>\n<ul>\n<li>Orane Kail : \u00ab Apr\u00e8s la chair : les gyno\u00efdes comme objets de l\u2019anthropoc\u00e8ne transhumain \u00bb<\/li>\n<li>Marine Galin\u00e9 : \u00ab F\u00e9minit\u00e9 et transcorpor\u00e9alit\u00e9 dans Redder Days de Sue Rainsford (Irlande, 2021) \u00bb<\/li>\n<li>Jeri English : \u00ab Corps monstrueux et reproduction dans l\u2019\u00e8re du N\u00e9croc\u00e8ne : le posthumain et l\u2019ahumain chez Julia Ducournau et Claire Denis \u00bb<\/li>\n<\/ul>\n<p>17h30\u00a0: fin du colloque<\/p>\n<p>&nbsp;<\/p>\n<h2>Appel \u00e0 communications<\/h2>\n<p>Si l\u2019anthropoc\u00e8ne s\u2019inscrit d\u00e9j\u00e0 dans une r\u00e9flexion plurielle et transdisciplinaire qui a vu \u00e9merger pl\u00e9thore d\u2019autres termes (le capitaloc\u00e8ne (Malm, 2014) et le plantationoc\u00e8ne (Haraway, 2014, 2015), le plasticoc\u00e8ne, le thermoc\u00e8ne, le technoc\u00e8ne, le chthuluc\u00e8ne, l\u2019indig\u00e9noc\u00e8ne, etc), les journ\u00e9es d\u2019\u00e9tude organis\u00e9es \u00e0 Rennes 2 par le laboratoire ACE entendent approfondir plus sp\u00e9cifiquement les interactions entre l\u2019anthropoc\u00e8ne et les femmes, le f\u00e9minin et le f\u00e9minisme, voire les f\u00e9minismes.<\/p>\n<p>L\u2019objectif est de commencer \u00e0 identifier et \u00e0 analyser l\u2019implication des femmes dans les expressions litt\u00e9raires et artistiques de l\u2019anthropoc\u00e8ne, de la th\u00e9orie critique aux fictions et aux expressions artistiques pour interroger un f\u00e9minisme de l\u2019anthropoc\u00e8ne (Grusin, 2017). Nous proposons de d\u00e9cliner femmes, f\u00e9minin et f\u00e9minismes de fa\u00e7on \u00e0 rendre compte de diff\u00e9rents degr\u00e9s d\u2019implication qui vont de la repr\u00e9sentation, \u00e0 l\u2019auctorialit\u00e9 ou \u00e0 l\u2019engagement politique, voire \u00e0 l\u2019hybridation de deux de ces degr\u00e9s. Ces th\u00e9matiques sont d\u00e9j\u00e0 d\u2019actualit\u00e9 comme en t\u00e9moigne le collectif dirig\u00e9 par Nathalie Grandjean et publi\u00e9 aux \u00e9ditions de l\u2019universit\u00e9 de Bruxelles\u00a0: <a href=\"https:\/\/www.editions-ulb.be\/fr\/book\/?gcoi=74530100588620\">https:\/\/www.editions-ulb.be\/fr\/book\/?gcoi=74530100588620<\/a><\/p>\n<p>Outre que l\u2019\u00e9co-f\u00e9minisme et le nouveau mat\u00e9rialisme f\u00e9ministe peuvent \u00eatre consid\u00e9r\u00e9s comme deux courants pr\u00e9curseurs de la fa\u00e7on dont le f\u00e9minisme (au sens large et r\u00e9solument inclusif) a pu s\u2019emparer de questions relatives \u00e0 la d\u00e9finition de l\u2019humain, c\u2019est avant tout dans la notion de biopouvoir pos\u00e9e par Michel Foucault dans les ann\u00e9es 70 que l\u2019on peut trouver une origine \u00e0 la r\u00e9flexion sur l\u2019assujettissement des femmes et de la nature. Le biopouvoir implique la r\u00e9duction du biologique \u00e0 des enjeux de pouvoir qui reposent sur la production et le march\u00e9 et induisent un contr\u00f4le de la vie et du vivant. Si Foucault pensait avant tout aux corps humains en 1969, son concept atteste d\u2019une prescience \u00e9tonnante tant il peut s\u2019appliquer aux enjeux li\u00e9s au vivant dans le cadre de l\u2019anthropoc\u00e8ne. On peut aussi identifier une g\u00e9n\u00e9alogie et une progression qui irait des \u00e9crits de Foucault au f\u00e9minisme de l\u2019anthropoc\u00e8ne en \u00e9voquant <em>Les Mots et les Choses: Une arch\u00e9ologie des sciences humaines<\/em> (1966) et le recours aux fossiles et \u00e0 l\u2019archive que le philosophe propose pour \u00e9laborer son arch\u00e9ologie du savoir. Cette approche atteste d\u2019un d\u00e9centrement, d\u2019une mise en relation de la vie et la non-vie qui annonce de nouvelles \u00e9chelles (non anthropocentr\u00e9e) qui s\u2019inscriraient non pas dans l\u2019histoire des \u00eatres humains mais dans le temps long (ou temps g\u00e9ologique, <em>deep time<\/em>). De fait, l\u2019anthropoc\u00e8ne combine les p\u00e9riodes historiques (le capitalisme tardif, l\u2019industrialisation, le nucl\u00e9aire) et le temps g\u00e9ologique de la plan\u00e8te. Les \u00e9crits de Bruno Latour at d\u2019Isabelle Stengers sont \u00e9galement un jalon incontournable pour tenter d\u2019appr\u00e9hender les changements d\u2019\u00e9chelles et de dynamiques \u00e0 l\u2019\u0153uvre.<\/p>\n<p>D\u2019un point de vue th\u00e9orique, on peut identifier des liens entre le posthumanisme critique (\u00e0 partir de D. Haraway, <em>Cyborg Manifesto<\/em>) et la r\u00e9flexion sur l\u2019anthropoc\u00e8ne (D. Haraway, <em>Staying with the Trouble<\/em>) dans un contexte o\u00f9 Clare Colebrook parle de mort du posthumain (C.\u00a0Colebrook, <em>Death of the PostHuman<\/em>, 2014 &amp;<em> Who Would Kill to Save the World<\/em>, 2023) et initie les<em> Extinction Studies<\/em>. Ce fil rouge part du<em> Manifeste Cyborg<\/em> qui pose que \u00ab\u00a0l\u2019humain, le non-humain, la nature et la culture sont inextricablement li\u00e9s\u00a0\u00bb et articule ces enjeux \u00e0 ceux de l\u2019anthropoc\u00e8ne tout en s\u2019inscrivant dans une dimension politique. En effet, Clare Colebrook \u00e9voque le fait qu\u2019avec l\u2019anthropoc\u00e8ne, la temporalit\u00e9 du politique et celle de la plan\u00e8te ne convergent pas mais, au contraire, entrent en collision. Partant, elle r\u00e9-introduit \u00e9galement \u00e0 la fois une probl\u00e9matique temporelle et des questions d\u2019\u00e9chelle (pr\u00e9sentisme, urgentisme, temporalit\u00e9 du capitalisme etc) mais aussi des enjeux li\u00e9s \u00e0 la fin (crise climatique, enjeux environnementaux, catastrophe, extinction des esp\u00e8ces, fin du monde, etc). Ces deux autrices ont par ailleurs apport\u00e9 leur pierre \u00e0 l\u2019ouvrage collectif central \u00e9dit\u00e9 par Richard Grusin, <em>Anthopocene Feminism<\/em> (2017) qui pose la question d\u2019un f\u00e9minisme de l\u2019anthropoc\u00e8ne, sur lequel il semble utile de poursuivre la r\u00e9flexion.<\/p>\n<p>La fiction et les expressions artistiques ont par ailleurs permis aux th\u00e9oriciennes d\u2019illustrer leur propos. On pense \u00e0 la SF f\u00e9ministe des ann\u00e9es 70 chez Haraway et sa reprise par \u00efan Larue dans <em>Lib\u00e8re-toi cyborg<\/em> (2018). Des sp\u00e9cialistes de l\u2019imaginaire des sciences du XIX<sup>e<\/sup> si\u00e8cle comme Gillian Beer (<em>Open Fields<\/em>, <em>Darwin\u2019s Plots<\/em>) ont en effet d\u00e9j\u00e0 montr\u00e9 qu\u2019une r\u00e9volution ontologique et \u00e9pist\u00e9mologique comme celle que d\u00e9clenche la th\u00e9orie de l\u2019\u00e9volution induit l\u2019\u00e9mergence n\u00e9cessaire de nouvelles formes de r\u00e9cits (et souvent \u00e9galement la r\u00e9surgence de figures mythiques qui cristallisent les tensions entre ordre ancien et nouveau, selon J-J Lecercle). De fait, la fiction et le r\u00e9cit, mais aussi les expressions artistiques, constituent des dynamiques de m\u00e9diation par la repr\u00e9sentation, en particulier lorsqu\u2019il s\u2019agit de fictions d\u2019anticipation dont on sait qu\u2019elles informent avant tout le pr\u00e9sent (Langlet, <em>Le Temps rapaill\u00e9<\/em>). L\u2019importance et le r\u00f4le du r\u00e9cit sont \u00e9galement au c\u0153ur de l\u2019essai <em>Valet noir, vers une \u00e9cologie du r\u00e9cit<\/em>, de Jean-Christophe Cavallin ou d\u2019<em>Autobiographie d\u2019un poulpe et autres r\u00e9cits d\u2019anticipation<\/em>, de Vinciane Despret. Cette derni\u00e8re se penche aussi avec Isabelle Stengers sur les interactions entre \u00e9criture, monde acad\u00e9mique et engagement politique dans le sillage de Virginia Woolf (<em>Les faiseuses d\u2019histoires, que font les femmes \u00e0 la pens\u00e9e\u00a0?<\/em>). La production contemporaine de r\u00e9cits \u00e9crits par des femmes qui entrent en r\u00e9sonance avec l\u2019anthropoc\u00e8ne et les enjeux politiques et \u00e9thiques contemporains permettra d\u2019interroger les interactions entre fiction et imaginaire des sciences contemporains et d\u2019envisager une nouvelle approche du vivant.<\/p>\n<p>Comme Haraway et Colebrook, la philosophe Rosi Braidotti s\u2019inscrit dans un parcours qui l\u2019am\u00e8ne \u00e0 r\u00e9interroger le posthumain dans le cadre de l\u2019anthropoc\u00e8ne en privil\u00e9giant le \u00ab\u00a0devenir-minoritaire, le devenir-femme, le devenir-animal et le devenir-imperceptible\u00a0\u00bb. Pour Rosi Braidotti, si le tournant post-anthropocentrique est initi\u00e9 par Haraway, il prend de l\u2019ampleur avec la convergence de deux probl\u00e9matiques\u00a0: le changement climatique et la nouvelle \u00e9chelle mondialis\u00e9e \u00e0 laquelle op\u00e8rent les technologies de l\u2019information. La philosophe propose un nouveau mode de relation sous la forme d\u2019alliances inter-esp\u00e8ces, un d\u00e9sancrage (ce qu\u2019elle nomme le \u00ab\u00a0devenir-nomade\u00a0\u00bb). Braidotti \u00e9voque aussi une pratique de la d\u00e9familiarisation qui pourrait ouvrir \u00e0 une \u00e9volution vers un cadre de r\u00e9f\u00e9rence alternatif\u00a0; et, de fait, la fiction (en particulier la science-fiction et la fiction d\u2019anticipation) peut s\u2019appuyer sur des processus de d\u00e9familiarisation pour inciter \u00e0 prendre en compte la diff\u00e9rence au lieu de l\u2019isoler et d\u2019ainsi consolider un monde de la diff\u00e9rentiation qui, si l\u2019on suit Agamben, \u00e9merge de la pratique de l\u2019indiff\u00e9rence.<\/p>\n<p>Depuis les ann\u00e9es 2010, avec sans doute une acc\u00e9l\u00e9ration initi\u00e9e par la crise du Covid 19, la production litt\u00e9raire et artistique d\u2019\u0153uvres \u00e9crites ou propos\u00e9es par des femmes ou mettant en sc\u00e8ne des personnages ou des enjeux li\u00e9s au f\u00e9minin n\u2019a cess\u00e9 de s\u2019amplifier. La production de fictions qui interrogent le devenir de l\u2019humain et de la plan\u00e8te s\u2019est amplifi\u00e9e avec les exemples de Meg Elison, Cherie Dimaline, Louise Welsh, Emily St Mandel ou Naomi Alderman, ou, pour ce qui est des fictions audio-visuelles (films, s\u00e9ries ou documentaires), <em>Extrapolations<\/em>,<em> Don\u2019t Look up<\/em>,<em> Annihilation<\/em>, <em>Avatar<\/em>, <em>Les Algues vertes<\/em>, <em>Flow<\/em>.<\/p>\n<p>La dystopie f\u00e9ministe initi\u00e9e par Margaret Atwood et Octavia Butler semble faire un retour en force avec les exemples d\u2019autrices telles que Sophie Mackintosh, Larisa La\u00ef, Jennie Melamed, Naomi Alderman, Suzette Haden Elgin ou Kristyn Dunnion, mais de nombreux romans rel\u00e8vent avant tout d\u2019enjeux propres \u00e0 un f\u00e9minisme de l\u2019anthropoc\u00e8ne (Lydia Yuknavitch, Rivers Solomon). Ont \u00e9galement \u00e9merg\u00e9 des \u0153uvres, plus clairement ancr\u00e9es dans un propos politique, qui rel\u00e8veraient peut-\u00eatre \u00e9galement d\u2019un f\u00e9minisme de l\u2019anthropoc\u00e8ne, certaines de ces productions \u00e9manant de th\u00e9oriciennes et\/ou de philosophes, on pense \u00e0 <em>Autobiographie d\u2019un poulpe <\/em>(Despret) ou <em>Histoires de Camille <\/em>(Haraway). On remarque aussi une interaction entre un engagement militant f\u00e9ministe et les enjeux de la crise climatique ou de l\u2019anthropoc\u00e8ne, comme dans \u00ab\u00a0L\u2019exp\u00e9dition bleue\u00a0\u00bb (\u00a0<a href=\"https:\/\/www.organisationbleue.org\/expeditionbleue\">https:\/\/www.organisationbleue.org\/expeditionbleue<\/a>) qui a permis d\u2019\u00e9tudier et de documenter la pollution plastique et de t\u00e9moigner des changements climatiques lors d\u2019une exp\u00e9dition pluridisciplinaire de trois semaines dans le golfe du St Laurent. Cette approche \u00e9co-po\u00e9tique et g\u00e9o-po\u00e9tique s\u2019inscrit dans le sillage des \u00e9crits de Rachel Bouvet et dans la m\u00eame dynamique que celle des carnets de la Travers\u00e9e (<a href=\"https:\/\/latraverseegeopoetique.com\/rachel-bouvet\/\">https:\/\/latraverseegeopoetique.com\/rachel-bouvet\/<\/a>). On pense aussi \u00e0 l\u2019ouvrage \u00e9dit\u00e9 par Camille Prunet sur art et \u00e9cologie, <em>Paysages sensibles<\/em> (2023), qui atteste d\u2019un engagement artistique face \u00e0 la crise climatique.<\/p>\n<p>Lors de ce colloque, nous aurons l\u2019honneur de recevoir deux conf\u00e9renci\u00e8res pour des pl\u00e9ni\u00e8res\u00a0:<\/p>\n<ul>\n<li>Nathalie Grandjean, philosophe et administratrice de Sophia, r\u00e9seau belge des \u00e9tudes de genre.<\/li>\n<li>Camille Deslauriers, professeure \u00e0 l\u2019UQAR (Universit\u00e9 de Qu\u00e9bec \u00e0 Rimouski)<\/li>\n<\/ul>\n<p>&nbsp;<\/p>\n<p>Les propositions de communications assorties d\u2019une courte biobibliographie des auteurices sont \u00e0 envoyer \u00e0 H\u00e9l\u00e8ne Machinal\u00a0: <a href=\"mailto:helene.machinal@univ-rennes2.fr\">helene.machinal@univ-rennes2.fr<\/a> ou <a href=\"mailto:ln.machinal@gmail.com\">ln.machinal@gmail.com<\/a> jusqu\u2019au 30 mai 2025.<\/p>\n<p>Le comit\u00e9 scientifique du colloque est compos\u00e9 de Sylvie Bauer (Rennes 2), Jean-Jacques Defert (St Mary\u2019s University), Elaine Despr\u00e9s (UQAM), Jean-Paul Eng\u00e9libert (Bordeaux-Montaigne), Ga\u00efd Girard (UBO), M\u00e9lanie Joseph-Vilain (Universit\u00e9 Bourgogne Europe), Monica Michlin (Montpellier 3), Jessy Neau (Poitiers), Camille Prunet (Toulouse 2), Arnaud Regnauld (Paris 8), Shannon Wells-Lassage (Universit\u00e9 Bourgogne Europe).<\/p>\n<p>&nbsp;<\/p>\n<p>Le comit\u00e9 d\u2019organisation du colloque est compos\u00e9 de Sylvie Bauer, Ma\u00eblle Jeanniard Du Dot, Nawelle Lechevalier-Bekadar et H\u00e9l\u00e8ne Machinal<\/p>\n<p>&nbsp;<\/p>\n<p><strong>Bibliographie\u00a0:<\/strong><\/p>\n<ul>\n<li>BARNETT, Joshua Trey, <em>Mourning in the Anthropocene: Ecological Grief and Earthly Coexistence,<\/em> East Lansing, Michigan State University Press, 2022.<\/li>\n<li>BEER, Gillian, <em>Open Fields<\/em>, <em>Science in Cultural Encounter<\/em>, Oxford, OUP, 1999.<\/li>\n<li><em>&#8212;&#8212; Darwin\u2019s Plots<\/em>, Cambridge, CUP, 2000.<\/li>\n<li>BONNEUIL, Christophe, Fressoz, Jean-Baptiste, <em>L\u2019\u00e9v\u00e9nement anthropoc\u00e8ne. La terre, l\u2019histoire et nous<\/em>, Paris, Le Seuil, coll. \u00ab\u00a0Anthropoc\u00e8ne\u00a0\u00bb, 2013.<\/li>\n<li>BOURRIAUD, Nicolas, <em>Inclusions esth\u00e9tiques du Capitaloc\u00e8ne<\/em>, Paris, PUF, Collection \u00ab\u00a0Perspectives critiques\u00a0\u00bb, 2021.<\/li>\n<li>BUHNER, Stephen Harrod. Earth Grief, <em>The Journey into and Through Ecological Grief,<\/em> White River Junction, Raven Press, 2022.<\/li>\n<li>BUTLER, Judith, <em>Precarious Life: The Powers of Mourning and Violence,<\/em> London, Verso, 2004.<\/li>\n<li>CAMPAGNE, Armel, <em>Le Capitaloc\u00e8ne. Aux racines historiques du d\u00e9r\u00e8glement climatique<\/em>, \u00e9ditions Divergences, 2017.<\/li>\n<li>CAVALLIN, Jean-Christophe, <em>Valet noir. Vers une \u00e9cologie du r\u00e9cit<\/em>, Paris, Jos\u00e9 Corti, 2021.<\/li>\n<li>CHERTKOVSKAYA E., Paulsson A. \u2018The Growthocene: Thinking through What Degrowth is Criticising\u2019, ENTITLE (European political ecology network) blog, 19 f\u00e9vrier 2016, <a href=\"http:\/\/entitleblog.org\/2016\/02\/19\/the-growthocene-thinking-through-what-degrowth-is-criticising\">http:\/\/entitleblog.org\/2016\/02\/19\/the-growthocene-thinking-through-what-degrowth-is-criticising<\/a><\/li>\n<li>COLEBROOK Clare, <em>The Death of the Posthuman, Essays on Extinction<\/em>, Michigan, Univresity of Michigan Library, 2014.<\/li>\n<li>&#8212;&#8212; <em>Who Would Kill to Save the World<\/em>, Nebraska, University of Nebraska Press, 2023.<\/li>\n<li>DESPRET, Vinciane, <em>Autobiographie d\u2019un poulpe et autres r\u00e9cits d\u2019anticipation<\/em>, Paris, Actes sud, 2021.<\/li>\n<li>DESPRET, Vinciane &amp; STENGERS, Isabelle, <em>Les faiseuses d\u2019histoires, que font les femmes \u00e0 la pens\u00e9e\u00a0?<\/em>, Paris, Les emp\u00eacheurs de tourner en rond, 2011.<\/li>\n<li>DAVIS, Heather and TODD, Zoe, \u201cOn the importance of a date, or, decolonizing the anthropocene\u201d, <em>ACME: An International Journal for Critical Geographies<\/em>, 16(4), 2017, p. 761-780.<\/li>\n<li>ENGELIBERT, Jean-Paul, \u00ab\u00a0Comment faire monde \u00e0 l\u2019\u00e2ge de l\u2019extinction ? Trois contes philosophiques contemporains\u00a0\u00bb, RLC XCVII, n\u00b0 2, avril-juin 2023, p. 168-179.<\/li>\n<li>FOUCAULT, Michel, <em>L\u2019arch\u00e9ologie du savoir<\/em> [1969], Paris, Gallimard, 2008.<\/li>\n<li>&#8212;&#8212; <em>La volont\u00e9 de savoir, <\/em>Gallimard, 1976.<\/li>\n<li>&#8212;&#8212; Cours public au Coll\u00e8ge de France, le\u00e7on du 17\u00a0mars, \u00ab\u00a0Il faut d\u00e9fendre la soci\u00e9t\u00e9\u00a0\u00bb, 1975-76, Hautes \u00e9tudes, Gallimard\/Seuil, 1997.<\/li>\n<li>GRANDJEAN Nathalie (ed.), <em>\u00c9cof\u00e9minismes, Au c\u0153ur de l&rsquo;Anthropoc\u00e8ne<\/em>, Bruxelles, \u00e9ditions de l\u2019universit\u00e9 de Bruxelles, 2025.<\/li>\n<li>GRUSIN Richard (ed.), <em>Anthropocene Feminism<\/em>, Minneapolis, London, University of Minnesota Press, 2017<\/li>\n<li>HACHE \u00c9milie, <em>Ce \u00e0 quoi nous tenons. Propositions pour une \u00e9cologie pragmatique<\/em>, Les Emp\u00eacheurs de tourner en rond, Paris, 2011.<\/li>\n<li>&#8212;&#8211; <em>Reclaim, recueil de textes \u00e9cof\u00e9ministes<\/em>, textes choisis et pr\u00e9sent\u00e9s par \u00c9milie Hache, \u00a0\u00ab\u00a0Sorci\u00e8res\u00a0\u00bb, Paris, Cambourakis, 2016.<\/li>\n<li>HARAWAY, Donna, \u00ab\u00a0 A Cyborg Manifesto\u00a0: Science, technology, and Socialist-Feminism in the Late Twentieth Century\u00a0\u00bb (1985), in Simians, Cyborgs, and Women: \u00a0The Reinvention of Nature, New York, Routledge, 1991.<\/li>\n<li>&#8212;&#8212;<em>The Companion Species Manifesto: \u00a0Dogs, People, and Significant Otherness,<\/em> Chicago, Prickly Paradigm Press, 2003<\/li>\n<li><em>&#8212;&#8212; Staying with the Trouble, Making Kin in the Chthulucene<\/em>, Durham, Duke Univ. Press, 2016<\/li>\n<li>&#8212;&#8212; \u201cAnthropocene, Capitalocene, Plantationocene, Chthulucene: Making Kin\u201d, <em>Environmental Humanities 6<\/em>, n\u00b0 1, 2015, p. 159-165.<\/li>\n<li>KOLBERT, Elizabeth, <em>The Sixth Extinction: An Unnatural History,<\/em> New York, Picador, 2015.<\/li>\n<li>LANGLET, Ir\u00e8ne, <em>Le temps rapaill\u00e9<\/em>, Limoges, PU de Limoges, 2020.<\/li>\n<li>LARUE, i\u00e4n, <em>Lib\u00e8re toi cyborg<\/em>, Paris, Cambourakis, 2018.<\/li>\n<li>LATOUR, Bruno, <em>Face \u00e0 Ga\u00efa. Huit conf\u00e9rences sur le Nouveau R\u00e9gime Climatique<\/em>, Paris, La D\u00e9couverte, 2015.<\/li>\n<li>LATOUR, Bruno, <em>O\u00f9 Atterrir\u00a0?<\/em>, Paris, La D\u00e9couverte, 2017.<\/li>\n<li>LEAR, Jonathan, <em>Imagining the End: Mourning and Ethical Life,<\/em> Cambridge, MA, Belknap Press, 2022.<\/li>\n<li>LECERCLE, Jean-Jacques, \u00ab\u00a0G\u00e9n\u00e9alogie de l\u2019arch\u00e9type du savant fou, ou\u00a0: le savant Cosinus \u00e9tait-il fou\u00a0?\u00a0\u00bb, in H. Machinal (ed.), <em>Le savant fou, <\/em>rennes, PU de Rennes, 2013.<\/li>\n<li>LEWIS, Simon et Mark MASLIN, \u201cDefining the Anthropocene\u201d, <em>Nature<\/em>, 519, n\u00b0. 7542, mars 2015, p. 171-180.<\/li>\n<li>MALM, Andreas, <em>L\u2019Anthropoc\u00e8ne contre l\u2019histoire. Le r\u00e9chauffement climatique \u00e0 l\u2019\u00e8re du capital<\/em>, \u00c9ditions La Fabrique, 2017 [2016].<\/li>\n<li>MARTIN Nastassja &amp; Baptiste MORIZOT, \u00ab Retour du temps du mythe. Sur un destin commun des animistes et des naturalistes face au changement climatique \u00e0 l\u2019Anthropoc\u00e8ne \u00bb, <em>Issue, Journal of Art and Design<\/em>, HEAD, Gen\u00e8ve, 13 d\u00e9cembre 2018, <a href=\"https:\/\/issue-journal.ch\/focus-posts\/baptiste-morizot-et-nastassja-martin-retour-du-temps-du-mythe-2\/\">https:\/\/issue-journal.ch\/focus-posts\/baptiste-morizot-et-nastassja-martin-retour-du-temps-du-mythe-2\/<\/a><\/li>\n<li>MORIZOT Baptiste, <em>Mani\u00e8res d&rsquo;\u00eatre vivant\u00a0: enqu\u00eates sur la vie \u00e0 travers nous<\/em>, Arles, Actes Sud, 2020<\/li>\n<li>MORIZOT Baptiste, et Estelle ZHONG MENGUAL, <em>Esth\u00e9tique de la rencontre. <\/em><em>L&rsquo;\u00e9nigme de l&rsquo;art contemporain<\/em>, Paris, Seuil, 2018.<\/li>\n<li>MORTON, Timothy, <em>Ecology without Nature: Rethinking Environmental Aesthetics,<\/em> Cambridge [Mass.], Harvard University Press, 2009.<\/li>\n<li>PRUNET, Camille (ed.), <em>Paysages sensibles, art et \u00e9cologie<\/em>, Paris, Et\u00e9rotopia Editions, 2023.<\/li>\n<li>ROSE, Deborah Bird, Thom VAN DOOREN and Matthew CHRULEW, (eds.), <em>Extinction Studies: Stories of Time, Death, and Generations,<\/em> New York, Columbia University Press, 2017.<\/li>\n<li>STENGERS, Isabelle, <em>R\u00e9sister au d\u00e9sastre<\/em>, Marseille, Wildproject, 2019.<\/li>\n<li>USHER, Phillip John, \u201cUntranslating the Anthropocene\u201d, <em>Diacritics<\/em>, Volume 44, n. 3, 2016, p. 56-77.<\/li>\n<\/ul>\n<p>&nbsp;<\/p>\n","protected":false},"excerpt":{"rendered":"<p>Programme Jeudi 06 novembre \/ Amphi E2 8h45 : Accueil 9h-10h : Pl\u00e9ni\u00e8re Camille Deslauriers, Rose-Gagnon Yelle, Rosaline Deslauriers, UQAR Titre : \u00ab Quand&hellip;<\/p>\n","protected":false},"author":1,"featured_media":2109,"template":"","meta":{"_acf_changed":false,"_tribe_events_status":"","_tribe_events_status_reason":"","footnotes":""},"tribe_events_cat":[22],"class_list":["post-1866","tribe_events","type-tribe_events","status-publish","has-post-thumbnail","hentry","tribe_events_cat-colloques","cat_colloques"],"acf":[],"_links":{"self":[{"href":"https:\/\/sites-recherche.univ-rennes2.fr\/ace\/wp-json\/wp\/v2\/tribe_events\/1866","targetHints":{"allow":["GET"]}}],"collection":[{"href":"https:\/\/sites-recherche.univ-rennes2.fr\/ace\/wp-json\/wp\/v2\/tribe_events"}],"about":[{"href":"https:\/\/sites-recherche.univ-rennes2.fr\/ace\/wp-json\/wp\/v2\/types\/tribe_events"}],"author":[{"embeddable":true,"href":"https:\/\/sites-recherche.univ-rennes2.fr\/ace\/wp-json\/wp\/v2\/users\/1"}],"version-history":[{"count":8,"href":"https:\/\/sites-recherche.univ-rennes2.fr\/ace\/wp-json\/wp\/v2\/tribe_events\/1866\/revisions"}],"predecessor-version":[{"id":2115,"href":"https:\/\/sites-recherche.univ-rennes2.fr\/ace\/wp-json\/wp\/v2\/tribe_events\/1866\/revisions\/2115"}],"wp:featuredmedia":[{"embeddable":true,"href":"https:\/\/sites-recherche.univ-rennes2.fr\/ace\/wp-json\/wp\/v2\/media\/2109"}],"wp:attachment":[{"href":"https:\/\/sites-recherche.univ-rennes2.fr\/ace\/wp-json\/wp\/v2\/media?parent=1866"}],"wp:term":[{"taxonomy":"tribe_events_cat","embeddable":true,"href":"https:\/\/sites-recherche.univ-rennes2.fr\/ace\/wp-json\/wp\/v2\/tribe_events_cat?post=1866"}],"curies":[{"name":"wp","href":"https:\/\/api.w.org\/{rel}","templated":true}]}}