L’ouvrage Biopouvoir en culture de l’écran vient de paraître aux PUR sous la direction de Sylvie Bauer (professeure des universités en Études américaines à l’Université Rennes 2 et membre de ACE), Christelle Centi (maitresse de conférences en Études américaines à l’Université de Bretagne occidentale et membre d’HCTI), Hélène Machinal (professeure en Études anglophones à l’Université Rennes 2 et membre de ACE), Monica Michlin (professeure des universités à l’Université Montpellier-Paul Valéry et membre d’EMMA), Arnaud Regnauld (professeur en Études américaines à l’Université Paris 8 Vincennes Saint-Denis et membre de TransCrit).

Présentation : table des matières de l'ouvrage

La notion de biopouvoir définie par Foucault comme le contrôle de la vie par une forme de pouvoir souvent (mais pas seulement) incarnée par l’État, a fait preuve de sa pertinence
lors de la pandémie de COVID-19. Cet ouvrage analyse plus particulièrement les formes multiples du biopouvoir, les résistances et les adhésions qu’il peut susciter. Il tente de comprendre leur mise en œuvre dans la culture de l’écran telle que vécue par nos sociétés contemporaines. Littératures anglophones et productions télévisuelles, de Margaret Atwood à Don DeLillo, de Desperate Housewives à Westworld, côtoient ainsi des analyses des systèmes de gestion d’épidémie, de reconnaissance faciale, et des figures tutélaires de la fiction comme le monstre ou le zombie. Le livre permet de réfléchir aux formes du biopouvoir, dans ses manifestations corporelles, sociales, numériques, et culturelles, à la fois sous l’angle de la discipline et de la biopolitique.