Pierre Meignan soutiendra le mardi 25 novembre sa thèse de doctorat intitulée :
Administrer l’exception. Les agents nationaux de district sous la Révolution française : trajectoires, pratiques et construction de l’État (1750-1830)
La soutenance sera publique et aura lieu à 14h dans la salle des thèses du bâtiment P de l’Université Rennes 2. Elle sera suivie d’un pot.
Codirectrices : Dominique Godineau (Rennes 2) et Daniela Tinková (Université Charles, Prague)
Jury : Laurent Brassart (Lille), Isabelle Laboulais (Strasbourg), Hervé Leuwers (Lille), Aurélien Lignereux (Sciences Po Grenoble, rapporteur), Radmila Švaříčková Slabáková (Université Palacký, Olomouc, rapporteure)
Rapporteur externe : Michel Biard
Résumé :
Durant la période dite de la « Terreur » puis sous la Convention thermidorienne (1793-1795), les agents nationaux des districts occupent une position centrale dans l’administration locale. Dans un contexte de guerre et de crise politique, ces fonctionnaires, en lien avec le Comité de salut public, sont chargés de surveiller l’application des lois et l’action des autorités locales.
Cette thèse entend combler un vide historiographique : malgré leur importance, les agents nationaux n’ont jamais été étudiés de manière systématique à l’échelle nationale. Or leur rôle illustre le paradoxe d’une administration d’exception censée garantir la continuité de l’État dans un moment de rupture révolutionnaire.
L’enquête combine prosopographie et micro-histoire : qui sont ces agents nationaux ? Anciens notables locaux ou figures nouvelles issues de la dynamique révolutionnaire ?
Le travail interroge ainsi les dynamiques de mobilité sociale à l’œuvre pendant la Révolution.
L’étude de leurs pratiques administratives — notamment à travers les comptes périodiques qu’ils adressent aux autorités centrales — permet de documenter concrètement les modalités d’application des lois durant l’an II et l’an III.
Enfin, les agents nationaux sont souvent présentés comme les vecteurs de la centralisation administrative opérée avec le gouvernement révolutionnaire. Cette thèse propose de les replacer dans l’histoire longue des relations entre centre et périphérie, loin de toute lecture téléologique de la formation de l’État moderne.
Cette thèse entend combler un vide historiographique : malgré leur importance, les agents nationaux n’ont jamais été étudiés de manière systématique à l’échelle nationale. Or leur rôle illustre le paradoxe d’une administration d’exception censée garantir la continuité de l’État dans un moment de rupture révolutionnaire.
L’enquête combine prosopographie et micro-histoire : qui sont ces agents nationaux ? Anciens notables locaux ou figures nouvelles issues de la dynamique révolutionnaire ?
Le travail interroge ainsi les dynamiques de mobilité sociale à l’œuvre pendant la Révolution.
L’étude de leurs pratiques administratives — notamment à travers les comptes périodiques qu’ils adressent aux autorités centrales — permet de documenter concrètement les modalités d’application des lois durant l’an II et l’an III.
Enfin, les agents nationaux sont souvent présentés comme les vecteurs de la centralisation administrative opérée avec le gouvernement révolutionnaire. Cette thèse propose de les replacer dans l’histoire longue des relations entre centre et périphérie, loin de toute lecture téléologique de la formation de l’État moderne.
