Journée d’étude du 13 octobre 2022

« L’intime et l’inconnu »

Appel à communications

 

Dans le cadre de l’axe d’étude de l’ERIMIT : « sphères publiques et territoires de l’intime ». La composante Etudes chinoises de l’ERIMIT organise une journée d’étude sur le thème de « l’intimité avec l’inconnu ».

 

La journée d’étude du 6 mai 2021 organisée par l’ERIMIT pour préparer le projet quinquennal a permis une première approche de l’intimité comme opposée et complémentaire au thème de la sphère publique ; cependant, d’autres concepts peuvent nous permettre d’appréhender la notion d’intimité par effet de contraste, si ce n’est de paradoxe.

En effet, le mot intime vient du latin « intimus » : ce qui est le plus profond, le plus au-dedans ; l’intimité invite donc une idée de proximité à soi-même, et à la confiance qui en découle. Toutefois, et c’est ici qu’interviendrait un certain paradoxe, cette profondeur de l’intime est bien insaisissable et se dérobe à notre attention ou à toute autre tentative d’appréhension : combien de fois ce qu’il nous paraît proche et intime nous est en réalité inconnu et nous échappe complètement ! Que ce soit une situation familière et quotidienne dans laquelle apparaît soudainement la dimension de l’étrange, ou encore une personne censée être intime et qui se révèle pourtant loin de notre pensée et reste ainsi inconnue.  De même, les rêves et les intuitions jaillissant des profondeurs de notre inconscient se révèlent parfois indéchiffrables, et le rapport à la connaissance de soi paraît se fragiliser.

 

L’inconnu dans le cadre de la pensée chinoise peut s’exprimer par le terme wuming 無名 le « sans-nom » « l’indicible » ; ainsi, le « Livre de la Voie et de sa Vertu » (Daode jing 道德經, ouvrage philosophique taoïste datant de -250 av. J.-C.) fait usage de ce terme pour désigner la Voie, le dao 道, l’Intelligence, la Réalité Ultime d’où découle d’une façon organique tout l’univers dans lequel il est intimement présent. La Voie est donc l’indicible même, inaccessible par le biais du discours, mais seulement par l’effort paradoxal du non-agir (wuwei 無為). L’indicible est ainsi l’inconnu intime, à la fois source du Réel et immanent à l’être qu’il s’agirait d’éprouver plutôt que de vouloir encadrer par une désignation quelconque. La démarche méditative et contemplative est par conséquent une voie privilégiée pour accéder à cette dimension de l’être. D’autres traditions évoquent ce rapport paradoxal au monde : dans la mystique chrétienne et celle de l’Islam, Dieu est à la fois l’Inconnu Suprême, Transcendant et également Celui qui « est plus intime à moi-même que moi-même » (Saint-Augustin, Les Confessions, III, 6, 11) et « est plus intime à l’homme que sa veine jugulaire » (Coran 50:16)

L’inconnu peut également représenter ce qui est lointain dans l’espace comme dans le temps et qu’il s’agirait d’approcher le plus possible : l’espace et le lointain dans la peinture comme dans la littérature ne pourrait-il pas être éprouvé comme paysage intérieur et intime ?

Par ailleurs, dans la littérature, la rencontre d’un inconnu est sujet courant. C’est un élément primordial dans le déroulement de l’histoire, qui bouleversera la vie du protagoniste dans sa plus profonde intimité. Dans le hasard de la rencontre, le protagoniste s’implique dans un enchaînement d’événements et cela peut-être même malgré lui. Cette expérience le conduira ainsi à réagir et à choisir un destin qui n’est pas forcément heureux, parfois même fatal. Ainsi, la rencontre avec l’inconnu est le prélude d’un voyage initiatique qui oblige le personnage principal à faire face à son effroi, mais aussi à ses désirs les plus profonds. Le héros, ainsi guidé par sa destinée, arrive dans un monde « inconnu », où la notion de temps n’existe que différemment. Nous nous demanderons quelle est la différence entre le temps humain et celui d’un « au-delà » ; en définitive, le temps intime serait-il plus proche du temps divin ?

Enfin, dans le rapport que cela implique à la connaissance, nous pouvons également citer Claude Debru qui explore dans son ouvrage Philosophie de l’inconnu, le vivant et la recherche l’enjeu de l’approche de l’inconnu par un processus d’apprentissage paradoxal, puisque c’est par le connu, et peut-être ainsi par l’intime, que nous explorons ce qui nous est inconnu.

Cette journée d’étude se propose donc d’être transdisciplinaire et transculturelle en diversifiant les points de vue tout en tentant d’explorer les axes suivants :

 

  • L’inconnu comme corolaire de l’intime. Que connaissons-nous de ce qui nous paraît intime ?
  • L’inconnu en tant qu’opposition de l’intime. Le soi en contact avec l’autre.
  • L’inconnu et l’enjeu heuristique. Comment abordons-nous l’inconnu et par quels moyens dans une discipline donnée, comment l’inconnu devient intime ?

 

Les propositions sont attendues au plus tard pour le 1 juillet 2022 à radubikir@gmail.com et laurentcedric@hotmail.com


Pilar – Erimit Journée d’études octobre 2022

Une journée d’études sur les « Relations Europe Amérique latine : diplomatie et relations internationales au prisme des médias » est organisée par ERIMIT et l’association PILAR ( Presse, Imprimés, Lecture dans l’Aire Romane) les 14 et 15 octobre 2022.
Pour accéder à l’appel à communication : PILAR 2022 Convocatoria

JE Les foyers du savoir

> Vendredi 20/05/2022 | 9h30

Amphithéâtre L2

Université Rennes 2

Bât. L

ERIMIT (EA 4327) – ERLIS (EA  4254) / Axe LASIMA

Comité d’organisation :

  • Bentaleb Farès (Université Rennes 2)
  • Gharrafi Miloud (Université Lyon 3)
  • Ghouirgate Abdellatif (Université de Nantes)
  • Jegham Najeh (Université de Nantes)
  • Kenanah Faisal (Université de Caen)
  • Nissabouri Abdelfattah (Université Rennes 2)

 

Cette seconde journée d’étude est une suite logique à la première intitulée Les mağālis d’adab et l’adab des mağālis, dont l’objectif était de faire la lumière sur des mağālis ou lieux de savoirs.

Après nous être intéressés au terme du mağlis, à ses codes, à ses règles, à son protocole et à ses formes, nous nous intéresserons ici aux thèmes évoqués au sein de ces lieux de savoir à travers l’art de la conversation. Ce dernier a occupé et occupe encore une place très importante dans les sociétés arabo-musulmanes et dans les écrits de nombreux auteurs.

 

9h30-9h50   Accueil des participants

9h50-10h    Mot de bienvenue par Nathalie Ludec, directrice d’ERIMIT (U. Rennes 2)

10h30-11h   Jean-Charles DUCÈNE (EPHE-PSL)

La conversation dans le Banquet des médecins (Daʿwat al-aṭibā’) d’Ibn Buṭlān (m. 1066)

14h30-15h   Aziz HILAL (Membre de l’IDEO, Le Caire)

La dialectique comme activité philosophique par excellence.

Fārābī et l’art de la conversation

15h30-16h   Discussion


Journée des doctorants de l’ERIMIT

Vendredi 15 avril 2022 / 9h-17h

L201

Organisation : Léna Baïsset

Lien zoom :

https://us02web.zoom.us/j/87539057058?pwd=LzFLSjQ2K1U4djZ1OU1yY3dZTHNiZz09

ID de réunion : 875 3905 7058

Code secret : 366015

 

Programme

Accueil

9h00 > Accueil des participants
9h15 > Présentation de la journée d’étude

 

Session 1 : TERRITOIRES ET ÉCHANGES

9h30-10h00 > La presse française au service des relations franco-colombiennes ? L’image de la Colombie sous le prisme de ses trois derniers présidents (2002-2022) par Evelyn Beltrán Rojas

10h00-10h30 > Pour une approche énactive des phénomènes d’emprunt. Anglicismes et gallicismes lexicaux de l’espagnol par Alexandra Glon

 

10h30-11h00 > Les récits d’intériorité et d’antériorité dans la littérature des écrivaines contemporaines au Brésil par Taiane Meirelles Damaceno

 

PAUSE > 11h00-11h30

 

Session de posters

11h30-12h30 > Présentation des mémoires de master 2 (Bruno Bado / Clarisse Loutrage)

 

PAUSE DEJEUNER > 12h30-14h00

Session 2 : ENSEIGNEMENTS ET IDENTITÉ

14h00-14h30 > L’enseignement de l’arabe en Bretagne : conditions et enjeux par Abdeslam Iddar

14h30-15h00 >  Le discours religieux dans la vie politique au Sénégal par Cheikh Niang

 

15h00-15h30 > Encore et en corps ? Pistes linguistiques pour un apprentissage efficace du lexique somatique en ELE par Léna Baïsset

 

PAUSE > 15h30-16h00

 

Table-ronde de clôture

16h00-16h45 > Table-ronde de doctorants : Mobil’ERIMIT : vivre une expérience de terrain à l’étranger (Noémi Fablet / Théo Milin)

 

17h00 > Clôture de la journée

 

Contact :

Léna BAISSET

lena.baisset@univ-rennes2.fr

 

 

renseignements :

Université Rennes 2

Campus Villejean Place du recteur Henri Le Moal

+33 (0)2 99 14 10 00 Métro Villejean-Université



« Maria Casarès et Gérard Philipe, les enfants du siècle » : deux journées d’études en diptyque

L’année 2022 voit la célébration de deux centenaires : celui de Maria Casarès, née le 21 novembre 1922, et celui de Gérard Philipe, né le 2 décembre 1922. Il nous a paru intéressant d‘organiser en diptyque deux journées d’études consacrées à l’acteur et à l’actrice. Vedettes des planches et de l’écran, Philipe et Casarès se sont rencontrés en 1945 au théâtre (Fédérigo de René Laporte puis Les Épiphanies d’Henri Pichette) avant de devenir emblématiques du TNP de Jean Vilar et du festival d’Avignon, ou de se donner la réplique au cinéma dans La chartreuse de Parme (Christian-Jaque, 1947). Un disque conserve leurs deux voix, liées ensemble et lisant « Les Plus beaux poèmes de la langue française ». Si des propositions concernant Casarès et Philipe sont possibles, toutes les communications portant exclusivement sur l’un ou l’autre seront les bienvenues.

 

  • Gérard Philipe, les masques du prince

Journée d’études, vendredi 18 novembre 2022, Université de Bourgogne

La mort prématurée de Gérard Philipe (4 décembre 1922- 25 novembre 1959), le transformant très vite en « mythe », a tendance à éclipser la carrière de l’acteur, et à en masquer la complexité. Souvent considéré sous le régime de l’affect et de l’émotion, objet d’une littérature profuse, souvent biographique, voire hagiographique, « Gérard Philipe » semble se subsumer à un certain nombre de mythèmes qui ravivent une inspiration néoromantique : « éternel jeune premier », tout aussi jeune prince, étoile filante, météore, ange…

La présente journée d’études voudrait privilégier une approche critique, selon trois axes distincts : les études actorales, l’histoire culturelle, l’entreprise biographique et commémorative.

Il s’agira, pour le premier axe, de se pencher sur l’acteur Philipe, tant au théâtre qu’au cinéma. Il serait question, par exemple, d’aborder les rôles qu’il a pu incarner au théâtre et au cinéma : Prince de Hombourg ou Fanfan la Tulipe, Philipe se prête tout à la fois à l’incarnation de héros positifs et bondissants, que de personnages plus torturés. Sa beauté rayonnante et en apparence lisse se met parfois au service de scénarios sombres, où sourd une violence plus ou moins rentrée. Il sert tout à la fois des « classiques » ou des pièces contemporaines. Acteur populaire, il peut aussi avoir une réputation d’intellectuel. Jeune, il est pourtant boudé par la Nouvelle Vague. Acteur dit instinctif, il est aussi réputé très travailleur. Il s’agirait également de réfléchir au physique de Philipe, souvent qualifié de « juvénile », et à sa voix, parfois jugée fragile, mais utilisée pour beaucoup de disques (pour nombre d’enfants, Gérard Philipe sera ainsi la voix de Pierre et le loup, pour d’autres, la voix des Pensées de Karl Marx). Son « style de jeu » (romantique ? moderne ?) mériterait également une approche serrée.

Le deuxième axe chercherait les traces de Gérard Philipe dans le champ de l’histoire culturelle. Des communications pourraient évoquer son rapport à l’engagement politique et syndical, son rôle dans l’histoire de la décentralisation théâtrale, avec le compagnonnage de Jean Vilar, sa participation à des campagnes publicitaires, ou encore son statut de « vedette ». Un pan plus historique pourrait évoquer sa jeunesse, à l’ombre de la Seconde Guerre mondiale, et la figure contestée de son père. Une autre approche pourrait se consacrer aux « lieux » de Gérard Philipe – Paris, Cannes, Cergy, Ramatuelle. Un autre point serait Philipe comme objet de citation dans la culture populaire – elles semblent ténues, ou dans la mémoire nationale – théâtre, lycées, elles semblent plus nombreuses.

Le dernier axe voudrait de fait se consacrer à Gérard Philipe comme objet d’écriture. Philipe a souvent été écrit par ses proches, et ainsi enfermé dans une sorte de cercle intime et sacré, où ne peut émerger qu’une écriture pleine d’une révérence sacrée, reçue comme telle par les admirateurs et admiratrices de l’acteur. Il s’agirait de considérer les écrits autour de Philipe, sur Philipe d’un point de vue littéraire ou historique, en réfléchissant à leur forme et à leur réception. On n’oubliera pas de regarder de près les « hommages » rendus à Philipe, ou ses « tombeaux » (Henri Pichette), fussent-ils littéraires ou journalistiques, ou ses correspondances.

 

  • Maria Casarès aujourd’hui : entre littérature et films

Journée d’études, vendredi 9 décembre 2022, Université Rennes 2

Si, de son vivant, Maria Casarès (21 novembre 1922-22 novembre 1996) ne vit que trois livres publiés sur elle (dont sa propre autobiographie Résidente privilégiée), les années depuis sa mort jusqu’à aujourd’hui ont été riches en ouvrages universitaires ou grand public, en œuvres poétiques ou théâtrales, portant aussi bien sur sa vie (pensons aux biographies, mais aussi à sa correspondance avec Albert Camus ou son père Santiago Casares Quiroga) que sur son art, tout cela en français, en espagnol et même en galicien (espagnole d’origine, Maria Casarès est née à La Corogne, en Galice).

Cette profusion à un moment où cette comédienne, essentiellement tournée vers le théâtre et ayant déclaré ne pas être à sa place sur les plateaux de cinéma, n’est plus, semble pallier un manque à un moment où son travail sur les planches n’est plus présent que dans la mémoire – fatalement déformatrice – des spectateurs de son temps, ou dans certaines captations télévisées aujourd’hui peu visibles dont la médiation audiovisuelle et les conditions de réception ne peuvent qu’altérer un art résolument théâtral et, par essence, éphémère.

Le centenaire de la naissance de Maria Casarès peut donc être l’occasion de s’interroger sur l’héritage d’une actrice, régulièrement qualifiée de « plus grande comédienne française du XXe siècle », toujours prestigieuse dans l’imaginaire collectif en raison de toutes ces publications qui entretiennent et font évoluer son souvenir, mais qui n’est plus vraiment présente que grâce à ses films de cinéma dont plusieurs ont acquis le statut de grands classiques – La chartreuse de Parme (Christian-jaque, 1947) –, voire de chefs-d’œuvre – Les enfants du paradis (Marcel Carné, 1945), Les dames du bois de Boulogne (Robert Bresson, 1945), Orphée (Jean Cocteau, 1950).

À travers le matériel qui nous reste – les films de cinéma, les captations télévisées ou les enregistrements sonores de ses prestations théâtrales, quelques téléfilms ou séries, les lectures pour la radio ou pour des disques… –, pouvons-nous encore rendre compte de toute la richesse de l’art actoral de Maria Casarès ? Si tout un pan de ses créations risque de ne plus être évalué dans toutes ses facettes, ce recentrement inévitable sur les témoignages majoritairement filmiques ne pourrait-il pas cependant nous permettre de nuancer, voire contredire, la perception, encouragée par ses propres déclarations, d’une comédienne plus habile et davantage à l’aise sur les planches que devant les caméras ?

Par ailleurs, puisque ce sont les livres qui entretiennent grandement le « mythe Casarès », il convient, à l’occasion de ce centenaire, de s’interroger sur la façon dont tous ces ouvrages maintiennent en vie son art théâtral, entre description fidèle et réécriture du geste. De plus, dans la mesure où parmi toutes ces publications, les biographies et les correspondances dominent, il serait intéressant d’étudier comment l’image de Maria Casarès a évolué, de la comédienne vouée à son art à l’amoureuse passionnée, ou bien de l’actrice française aux origines espagnoles rapidement mentionnées, à la personnalité emblématique de la Seconde République espagnole en exil. Une comparaison diachronique entre les discours français et espagnols pourra être riche de sens. De la même façon, si les biographies et la publication de la correspondance avec Albert Camus ont présenté l’avantage de raviver la popularité de la comédienne auprès du grand public en dévoilant une intimité souvent tragique, il l’a également enfermée dans une histoire amoureuse et dans l’ombre d’un homme dont la reconnaissance artistique dépasserait la sienne, alors que, de son vivant, l’image de Maria Casarès était celle d’une actrice indépendante, célébrée et libre.

Pour toutes ces raisons, profitons de ce centenaire pour rendre hommage à Maria Casarès en maintenant vivant le souvenir de la comédienne, de son art aux aspects multiples, et en redirigeant l’imaginaire qui lui est lié vers ce qui a fait et doit faire encore l’essentiel de son héritage.

 

Comité d’organisation

Vincent Chambarlhac, MCF HDR en histoire, LIR3S (ex CGC) CNRS 7366, Université de Bourgogne

Virginie Dumanoir, MCF en études hispaniques, ERIMIT, EA 4327, Université de Rennes 2

Arnaud Duprat de Montero, MCF HDR en études hispaniques, Arts : Pratiques et Poétiques EA 3208, Université de Rennes 2

Corinne François-Denève, MCF HDR en littératures comparées, CPTC (Centre Pluridisciplinaire Textes et Cultures) EA 4178, Université de Bourgogne

 

Comité scientifique

Antonia Amo Sánchez, PU en études hispaniques, théâtres espagnol et catalan contemporains, ICTT (Identité Culturelle, Texte et Théâtralité), EA 4277, Université d’Avignon

Vincent Chambarlhac, MCF HDR en histoire,  LIR3S (ex CGC) CNRS 7366, Université de Bourgogne

Virginie Dumanoir, MCF en études hispaniques, ERIMIT, EA 4327, Université de Rennes 2

Arnaud Duprat de Montero, MCF HDR en études hispaniques, Arts : Pratiques et Poétiques EA 3208, Université de Rennes 2

Florence Fix, PU en littératures comparées, CÉRÉdi (Centre d’Études et de Recherche Éditer-Interpréter) EA 3229, Université de Rouen

Corinne François-Denève, MCF HDR en littératures comparées, CPTC (Centre Pluridisciplinaire Textes et Cultures) EA 4178,Université de Bourgogne

Julia Gros de Gasquet, MCF HDR en études théâtrales, LIRA – Laboratoire International de Recherches en Arts EA 7343, Université Sorbonne-Nouvelle

Sylvain Ledda, PU en littérature française, CÉRÉdi (Centre d’Études et de Recherche Éditer-Interpréter) EA 3229, Université de Rouen

Vincent Lowy, PU en études cinématographiques et directeur de l’ENS Louis-Lumière

Jacqueline Nacache, PU émérite en études cinématographiques, Université de Paris

Anne Pellois, MCF en études théâtrales, IHRIM UMR 5317, ENS de Lyon

Christian Viviani, PU émérite en études cinématographiques, Université de Caen

 

Ces journées d’études sont organisées avec le soutien du CPTC (Centre Pluridisciplinaire Textes et Cultures, EA 4178), de LIR3S (ex CGC) CNRS 7366 de l’Université de Bourgogne, d’ERIMIT (EA 4327), et d’Arts : Pratiques et Poétiques (EA 3208) de l’Université de Rennes 2.

 

Les propositions de communication (un titre et un résumé de 400 mots, accompagnés d’une notice bio-biographique) devront être envoyées aux organisateurs à ces adresses :corinne.francois@u-bourgogne.fr, virginie.dumanoir@univ-rennes2.fr, vincent.chambarlhac@u-bourgogne.fr, arnaud.duprat@univ-rennes2.fr avant le 30 juin 2022.


Université de Caen ERLIS / Université de Rennes 2 ERIMIT – LASIMA

Première journée d’étude
Vendredi 25/02/2022
Université de Caen
Les mağālis d’adab et l’adab des mağālis

Le programme complet peut être consulté iciJE-CultureArabe_prog

Argumentaire

Les mağālis (pl. de mağlis), ou cercles1 d’adab représentent, l’une des sources les plus importantes de la culture arabe. Définis dans l’Encyclopédie de l’Islam comme « nom de lieu du verbe djalasa « s’asseoir » et, par extension, « siéger », « tenir séance » ; à partir du sens primitif de « lieu où l’on se tient » (EI2, T. V, 1986, p.1027), ils ont été un moyen de contact culturel, tout comme ils ont incarné la première école scientifique à travers les siècles.
Cette journée d’étude a pour objectif de faire la lumière sur des mağālis, ou lieux de savoirs, caractérisés par des connaissances globales et d’interroger les textes qui les mettent en exergue afin de saisir davantage les relations entre adab et culture, politique et histoire.
Notons que les mağālis d’adab se sont distingués par une unité du système de pensée et une diversité intellectuelle, grâce au dialogue des cultures qui a exigé de l’homme de lettres et du savant de toucher à tout art et à toute science. Ce dialogue, développé dans les mağālis, a doté l’art de la conversation d’une ouverture d’esprit dans la pensée arabe et a invité les acteurs de ces lieux à se soumettre à l’adab du débat et de l’échange. Cette ouverture a engendré des intellectuels, ayant de vastes connaissances de leur époque. Ils possédaient ainsi leurs propres mağālis ou même ḥalaqāt2 dans lesquels ils enseignaient, discutaient, polémiquaient, conversaient sur tout ce qui traversait les esprits. Ces phénomènes ont poussé des auteurs comme Ǧāḥiẓ ou Tawḥīdī et d’autres à transformer leurs ouvrages d’adab en des encyclopédies de connaissances.
Les mağālis ont été également un moyen efficace sur lesquels les califes, vizirs et mécènes se sont appuyés afin de renforcer leur pouvoir et peut-être d’utiliser les hommes de lettres comme outils de propagande. A l’intérieur de ces mağālis, existe tout un protocole d’adab (étiquette, règles de bonne conduite, etc.). On y discutait littérature, religion, politique, philosophie, faits de société ; on y écoutait des plaintes, des chants, des poèmes ; on cherchait à s’y divertir, etc.
Le monde arabe a joui également de nombreux et riches mağālis ou salons littéraires même si leur influence est moindre aujourd’hui qu’à l’époque médiévale. On pense par exemple aux salons de May Ziadé (Ziyāda), de la princesse Nāzlī Fādil, de la figure du féminisme égyptien Hudā Ša‘rāwī, du poète Aḥmad Taymūr, de Maḥmūd ‘Abbās al-‘Aqqād, de la cantatrice Oum
1 Mais aussi « réunion », « assemblée », « conseil », « sénat », « salon de réception », « cénacle », « séance », « audience publique », « ministère ».
2 Deux termes qui désignent un lieu de réunion, mais qui se différencient dans le contenu des déroulés.
Université de Caen ERLIS / Université de Rennes 2 ERIMIT – LASIMA
3 Kalthoum et bien d’autres. On voit aujourd’hui ce phénomène se raviver dans les pays du Golfe, avec le salon de la poétesse émiratie Kalthum ‘Abdullāh, par exemple.
N’oublions pas que les mağālis ont évolué et pris même un aspect virtuel depuis la récente situation sanitaire.
Ce qui pose difficulté au chercheur lorsqu’il se penche sur ce sujet de mağālis, c’est que les contenus de ces derniers sont enchevêtrés puisqu’ils renferment diverses et plusieurs connaissances. Celles-ci, entremêlées dans la structure même d’un texte, posent problème étant donné que les dimensions politiques, intellectuelles et historiques sont liées à l’adab et particulièrement au texte et au contexte du mağlis lui-même.
Le fait de traiter ce vaste sujet du point de vue spatial et temporel, permettrait de dresser une vision globale de l’adab de ces mağālis et de s’en faire une idée complète. Car les mağālis des différentes époques ont partagé de nombreux phénomènes qui ne se différencient que par rapport à la nature du milieu et du pouvoir en place.
Les intervenants mèneront une réflexion et un débat autour des mağālis d’adab et de l’adab (étiquette) des mağālis, jeu de mots important, et notamment sur la problématique liée à l’interprétation des textes traitant ces mağālis de manière à relier les sources de connaissances entre elles ; et à souligner une complémentarité propre aux sciences du patrimoine de sorte que l’adab s’enracine au coeur de la pensée.
Les axes suivants, sans pour autant être considérés les seuls, peuvent servir de pistes de réflexion :
– L’origine et les évolutions du mağlis au niveau terminologique, historique, cultuel, sociétal et politique.
– La structure du mağlis et ses ādāb : les lieux, les règles, les codes, les différentes conditions imposées, l’attitude des protagonistes et leur comportement.
– Le(s) rôle(s) du mağlis d’adab dans le passage de l’oralité à l’écriture et dans l’activité de rédaction et de composition.
– Les diverses dimensions intellectuelles, historiques et politiques du mağlis.
– Autres foyers, institutions et lieux du savoir (mosquées, universités, katātīb, librairies, medersas, marchés, palais, hôpitaux, médias et réseaux sociaux, etc).

Seconde journée d’étude
Vendredi 20/05/2022
Université de Rennes 2
L’art de la conversation dans les mağālis

Argumentaire
Cette seconde journée d’étude est une suite logique à la première dont l’objectif est de faire la lumière sur des mağālis ou lieux de savoirs, et intitulée Les mağālis d’adab et l’adab des mağālis.
Après nous être intéressés au terme du mağlis, à ses codes, à ses règles, à son protocole et à ses formes, nous nous intéresserons ici aux thèmes évoqués au sein de ces lieux de savoir à travers l’art de la conversation. Ce dernier a occupé et occupe encore une place très importante dans les sociétés arabo-musulmanes et dans les écrits de nombreux auteurs tels Ǧāḥiẓ ou Tawḥīdī.
Certes, il existe de nombreux ouvrages qui traitent de l’art de la conversation. Cependant, ces études ne se sont pas préoccupées de l’aspect littéraire, mais plutôt de l’aspect historique, philosophique ou civilisationnel. Elles se sont alors heurtées à plusieurs obstacles concernant la définition et la conception de cet art, ou même à propos de la classification de cet art par rapport à d’autres, puisque tout s’y enchevêtre.
Souvent, les conversations se réalisent sous la forme de question/réponse, réponse directe ou indirecte selon la situation. Parfois, la conversation avec l’autre passe par des formes plus complexes puisque la ou les question(s) sont posées de plusieurs points de vue par des personnes présentes ou non dans le mağlis.
Cette interaction peut donc prendre plusieurs formes dialogales comme le ğadal, la muğādala, la munāẓara, la muḥāwara, la ḫaṭāba, la muḥāğağa, la muqābasa, la mufāḍala, le niqāš, la munāqaša, et encore bien d’autres termes, autant de mots qu’il convient de définir et qui renvoient à un art de la conversation, à la dialectique, à la polémique, à l’argumentation, etc. La dispute a en réalité ses conditions, ses règles et ses codes (Ibn Khaldun, al-Muqaddima, Dār Sādir, 2000, p. 335), puisqu’en principe toute munāẓara (controverse) est un ğadal (une dialectique) alors que tout ğadal n’est pas une munāẓara. Aristote par exemple désigne l’art de la rhétorique (ḫaṭāba) pour distinguer le discours dialectique du discours rhétorique. (Aristote, livre I, Les Belles Lettres, 1991, p. 16-23).
Tout comme l’étude du mağlis, « le fait de traiter ce vaste sujet du point de vue spatial et temporel, permettrait de dresser une vision globale de ces vocables et de s’en faire une idée complète », puisqu’entre tous les arts de la conversation ou formes dialogales, il existe des liens différents qui se situent entre l’intertextualité, la reproduction et la réécriture.
En effet, les débats ont toujours préoccupé l’homme et cela depuis la création du monde. Dans la culture arabe, dès l’époque préislamique, pour les Arabes, les controverses leur étaient connues dans leurs poésies avec les munāfarāt et les mufāḫarāt. Tous ces termes liés à l’art de la conversation ont évolué à travers les époques pour en engendrer d’autres, certains ont même disparu de l’usage actuel, mais sont restés à l’écrit. A l’époque contemporaine, les débats d’adab d’autrefois (littéraire, philosophique, religieux, politique, linguistique, etc) ont été par exemple remplacés plutôt par des débats politiques et religieux sur les chaînes télévisées. On pense par exemple à l’émission de Fayṣal al-Qāsim, Al-ittiğāh al-mu‘ākis, sur la chaîne qatarie al-Jazeera.
Les intervenants mèneront une réflexion et un débat autour de ces arts de la conversation, des thèmes et sujets qui ont préoccupé « l’homme arabe » dans ces lieux de savoir (et ailleurs), à travers les siècles.
Les axes suivants, sans pour autant être considérés les seuls, peuvent servir de pistes de réflexion :
– Les racines ou l’origine et les évolutions des termes englobant l’art de la conversation au niveau terminologique, historique, cultuel, sociétal et politique.
– La structure de la controverse, ses caractéristiques, ses styles, ses formes d’expression, ses règles, ses codes, ses conditions, ses thématiques et l’attitude des controversistes.
– La classification des arts de la conversation et ses critères. Comment distinguer les formes dialogales ?
– La construction de l’argumentation dans cet art de la conversation, les stratégies et techniques du discours.
– Le(s) rôle(s) des débats et discussions dans le passage de l’oralité à l’écriture et dans l’activité de rédaction.

Bibliographie indicative :
– Abū Dīb Kamāl, « al-Mağlisiyyāt wa-l-maqāmāt wa-l-adab al-‘ağā’ibī », Mağallat Fuṣūl, tome 14, n° 4, 1996, p. 210-244.
– Aristote, Rhétorique, Livre I, texte établi et traduit par Méderic Dufour, Les Belles Lettres, Paris, 1991.
– Cahen Claude, « Madjlis », in Encyclopédie de l’Islam, 2e édition.
– Daynūrī (al-) Abū Bakr, al-Muğālasa wa-ğawāhir al-‘ilm, éd. Abū ‘Ubayda Mašhūr b. Ḥasan, Dār Ibn Ḥazm, Beyrouth, 1998.
– Elamrani-Jamal Abdelali, Logique aristotélicienne et grammaire arabe, Vrin, Paris, 1983.
– Ǧāḥiẓ (al-) Abū ‘Uṯmān, Kitāb al-Tāğ fī aḫlāq al-mulūk, éd. Aḥmad Zakī Bāšā, Le Caire, 1914, traduit par Charles Pellat sous le titre Le Livre de la Couronne, Les Belles Lettres, Paris, 1954.
– Ḥāwī Īlyā, Fann al-ḫaṭāba wa-taṭawwuruh ‘inda l-‘arab, Dār al-šarq al-ğadīd, Beyrouth. 1960.
– Ibn Khaldun, Discours sur l’Histoire universelle, trad. par Vincent Monteil, Actes Sud, Sindbad, 1997.
– Kenanah Faisal, « Être « ğalīs » (compagnon intime) et « ṣadīq » (ami) : Le poids de l’autorité pour une amitié d’intérêt », Les Cahiers de l’Islam, n° 2- 2017, p. 123-145.
– Kenanah Faisal, « Un exemple de forme de « sécularisation » et de liberté de penser dans le monde arabo-musulman médiéval : la 17ème nuit du Kitāb al-Imtā‘ wa-l-mu’ānasa d’Abū Ḥayyān al-Tawḥīdī », Studia Arabica, n° XVIII, pp. 183-210.
– Kerbrat-Orecchioni Catherine, « La polémique et ses définitions », in Gelas Nadine & Kerbrat-Orecchioni Catherine (éds), Le discours polémique, 1980, PUL, Lyon, p. 3-40.
– Kerbrat-Orecchioni Catherine, De l’argumentation, Armand Colin, Paris, 1999.
– Kushâjim Abū l-Fatḥ L’art du commensal, boire dans la culture arabe classique, présenté, traduit de l’arabe et annoté par Siham Bouhlal, préface d’André Miquel, Actes Sud, Sindbad, 2009.
– Mas‘ūdī (al-), Les Prairies d’or, trad. de Barbier de Meynard et Pavet de Courteille, rev. et corr. par Charles Pellat, Société asiatique, Paris, 1962.
– Natij Salah, « La nuit inaugurale de Kitāb al-Imtā‘ wa-l-mu’ānasa d’Abū Ḥayyān al-Tawḥīdī : une leçon magistrale d’adab », Arabica, 55 (2), 2008, p. 227-275.
– Pellat Charles, Ibn al-Muqaffa‘, « conseilleur » du calife », Maisonneuve et Larose, Paris, 1996.
– Sam‘ānī (al-) Abū Sa‘īd, Adab al-imlā’ wa-l-istimlā’, Jeddah, 1993.
– Sourdel Dominique et Janine, La civilisation de l’Islam classique, Arthaud, Paris, 1968.
– Ṣūlī (al-) Abū Bakr, Aḫbār al-Rāḍī bi-llāh wa-l-Muttaqī bi-llāh, éd. Heyworth Dunne, Beyrouth, 1979.
– Tāha ‘Abdu l-Raḥmān, Fī uṣūl al-ḥiwār wa-tağdīd ‘ilm al-kalām, al-Markaz al-ṯaqāfī al-‘arabī, Casablanca, 2000.
– Tawḥīdī (al-) Abū Hayyān, al-Imtā‘ wa-l-mu’ānasa, 3 tomes, édition Aḥmad Amīn et Aḥmad al-Zayn, 2e éd., Maṭba‘at lağnat al-ta’līf wa-l-tarğama wa-l-našr, Le Caire, 1953.
– Zağğāğī (al-) Abū l-Qāsim, Mağālis al-‘ulamā’, éd. ‘Abd al-Raḥmān Hārūn, Koweït, 1962.

Comité d’organisation :
• Bentaleb Farès, Université Rennes 2
• Gharrafi Miloud, Université Lyon 3
• Gouirgate Abdellatif, Université de Nantes
• Jegham Najeh, Université de Nantes
• Kenanah Faisal, Université de Caen
• Nissabouri Abdelfattah, Université Rennes 2

Types et formats de communications :
Chaque intervenant disposera de 25 à 30 minutes d’exposé oral. Les propositions de communication doivent être envoyées au plus tard le 25 octobre 2021.
Elles se présentent sous la forme d’un titre, d’un résumé (10 lignes) (PROVISOIRES) et d’une courte biographie. Merci d’indiquer également les coordonnées (statut, institutions de rattachement et courriel).

Modalités de soumission des propositions de communications :
• Adresse mail de contact : majlis_2022@outlook.fr
• 22 novembre 2021 : Réponse aux auteurs.
• 31 décembre 2021 : titre et résumé (10 lignes) définitifs.

Informations pratiques :
• Lieux et dates :
– JE/ 1 : Vendredi 25/02/2022 – Université de Caen
– JE / 2 : Vendredi 20/05/2022 – Université de Rennes 2



Appel à communication

Journée des doctorants de l’ERIMIT

Vendredi 15 avril 2022

 salle L201

  • Présentation
  • Cette journée vise à réunir les doctorants de tous les axes du laboratoire, et les masterants, afin de présenter leur sujet de thèse et de mémoire et d’échanger sur leurs travaux de recherche.
  • Tous les doctorants de l’ERIMIT sont invités à y participer ainsi que les étudiants de master qui souhaitent présenter un poster.
  • Il s’agit là d’une belle opportunité pour soumettre ses travaux à la critique bienveillante d’autres jeunes chercheurs et pour partager des interrogations méthodologiques communes.
  • Organisation de la journée d’étude
  • Les communications des doctorants dureront chacune une vingtaine de minutes et seront suivies, pour chaque session, de quelques minutes d’échange collectif.
  • Une session de poster permettra aux étudiants de master de présenter leurs travaux de recherche. Chacun disposera de dix minutes pour commenter sa présentation.
  • La date butoir pour l’envoi de propositions de communication est le mardi 30 novembre 2021.
  • Les propositions sont à adresser à: lena.baisset@univ-rennes2.fr
  • Chaque proposition (communication ou poster) comportera les éléments suivants:

Nom Prénom

       Adresse électronique

       Titre (provisoire) de la communication

       Résumé (500 mots maximum)

       Mots-clefs (entre 3 et 5)

  • Les communications se feront en français.


Sphères publiques et territoires de l’intime

Journée d’étude – EA 4327 ERIMIT

Jeudi 6 mai  2021

9h30- 17h30

 

Illustration : Franz Eybl (1806-1880), Jeune fille lisant, 1850, Vienne, Osterreichische, Galerie im Belvedere.

Programme de la journée

-9h30 : Accueil

-9h45 : Nathalie Ludec (Erimit-Reehl)

Présentation

  • Aux sources de l’intime

-10h :  Cédric Laurent, « La méditation et expression de la spiritualité dans la peinture et la poésie aux XVIe et XVIIe siècles en Chine »

-10h30 : Radu Bikir, « L’intimité de l’invisible dans l’ésotérisme et les pratiques divinatoires de la Chine des Song 宋 (960-1279) : le cas de la technique hybride du guaying 卦影 « ombre d’hexagramme »

  • Écritures de l’intime : la construction de soi

-11h : José da Costa & Ana Martins, « Un voyage en Inde : la découverte de territoires intérieurs et de construction d’intimités »

-11h30 : Richard Blanchet, « L’exploration de l’intime comme modalité de la dissidence ? Pour une nouvelle approche du roman Frau Paula Trousseau (2010) de Christoph HEIN »

  • Autopsie de l’intime

-12h : Françoise Dubosquet, « La chronique de presse: une écriture paradoxale »

-14h : Rahel Teicher (Université de Liège), « Exposer la vulnérabilité. Du récit de deuil à la critique sociale dans Examen de mon père de Jorge Volpi »

  • L’intime : une relation à l’autre

-14h30: Chrystelle Fortineau & Léna Baïsset, « L’acte de langage : une expérience intime au service de la communication »

– 15h : Chloé Bernard, « Le Marché commun du Sud, un « corset » trop rigide ? Entre convictions intimes et politiques commerciales »

  • Représentations esthétiques de l’intime : le corps à nu

-15h30 : Anne Puech, « Le corps dans la peinture espagnole. Quand l’intime s’expose au public »

-16h : Claire Sourp, « Témoignage de l’intime : représentations esthétiques du viol dans les conflits armés péruvien et guatémaltèque »

-16h30 :  clôture de la journée

Contact organisation : Nathalie Ludec
nathalie.ludec@univ-rennes2.fr

 


Journée d’Études « Enseignement et apprentissage de l’arabe langue étrangère : méthodologies et innovations ; expériences et aspirations » (19/03/2021)

Cette journée d’étude vise à réunir des spécialistes de l’enseignement de l’arabe, à échanger les expériences, et à souligner les efforts individuels et institutionnels dans le développement de l’enseignement-apprentissage de la langue arabe.

Elle vise également à présenter de nouvelles théories et des pratiques innovantes en didactique et pédagogie de la langue arabe vues dans ses différentes variétés synchroniques. Il sera notamment question d’évoquer les différents supports, manuels et méthodes que les enseignants utilisent que ce soit dans le secondaire ou dans le supérieur, en France ou à l’étranger. Le référentiel CECRL relatif aux niveaux A1/A2 de l’arabe (https://eduscol.education.fr/cid100364/ressources-pour-les-langues-vivantes-aux-cycles-4.html), paru fin 2018, sera également objet de discussions.

Plus d’informations ici.


Journée d’Études « La Représentation en question » (13-14/02/2020)

Voir le programme de la JE: ERIMIT-Représentation-Programme

 


Journées d’Études « Féminismes latino-américains: la perspective décoloniale, décoloniser les savoirs » I, II et III (2018-2019)

Nathalie Ludec

Depuis les années 70, les féminismes latino-américains brisent une perspective homogène d’un féminisme importé d’Europe ou des États-Unis, un féminisme occidental, blanc, classe moyenne. Ils fissurent ce monde aplani en donnant naissance à une pluralité de voix, indigènes et afro-descendantes, à la recherche d’une identité féministe propre, dans une perspective postcoloniale ou décoloniale, qui revisite le passé, au risque, selon Jean-Loup Amselle, de verser dans des formes de primitivisme et d’essentialisme culturel.

Les contributions de ces journées s’inscrivent dans ce processus qui cherche à décoloniser les savoirs, dans les pratiques (les matrones haïtiennes) et dans l’écriture (les femmes amérindiennes au Brésil et au Québec) où la réappropriation des corps est au centre de cette perspective appelée décoloniale, postcoloniale (Marvel Moreno en Haïti et Conceição Evaristo au Brésil).

Elles gravitent autour de la notion d’intersectionnalité, qui croise une pluralité de logiques de domination, en posant la question des catégorisations et de ses croisements, dans la recherche comme dans les luttes féministes

Télécharger le programme de la JE Féminismes décoloniaux I (JE Féminisme décolonial – REEHL-8 11 2018 AFFICHE PROGRAMME):

Télécharger le programme de la JE Féminismes décoloniaux II (JE Féminisme décolonial – REEHL-7 02 2019 AFFICHE PROGRAMME RESUMES. en cours)

Télécharger le programme de la JE Féminismes décoloniaux III (20191010_-_je3_feminisme_decolonial_-_reehl-affiche_programme_resumes)


Journée d’Études de la Société des Hispanistes Français « L’hispanisme à l’heure du numérique » (1-2/06/2018)

Journées d'études de la Société des Hispanistes Français "L'hispanisme à l' heure du numérique" | Intranet Université Rennes 2

Anne Puech

La journée d’études de la SHF a permis de réunir des enseignants-chercheurs, des artistes et des ingénieurs pédagogiques qui utilisent les outils numériques dans leurs tâches quotidiennes. Cette journée a permis d’exposer une partie des possibilités offertes par les nouvelles technologies, mais aussi de mesurer les limites de ces outils.

Le programme de la JE peut être consulté ici.


Journées d’études internationales « Recherches en littératures de langue portugaise » (4-5/04/2018)

     Invité d’honneur: l’écrivain brésilien Milton Hatoum

Télécharger le programme: Flyer Programme JE avril 2018


La censure et ses contournements dans l’espace germanique, du XVIIIe siècle à nos jours (20/5/2016)

Richard Blanchet

La journée d’études adoptait une approche historique et culturelle pour scruter les différentes manifestations de la censure dans l’espace germanique, au temps de la Confédération allemande d’abord, puis en RDA et en République fédérale. Elle s’attachait à étudier l’appareil censorial (ses valeurs et préceptes ainsi que les modalités de son action) ainsi que les stratégies de contournement déployées par ceux qui subissent la censure dans leur démarche esthétique, éthique ou politique.


Journée d’études « Les mots de l’énaction » (6/04/2016)

« Énaction : Paradigme de sciences cognitives qui considère que la cognition réside dans la coordination, éventuellement intersubjective, de processus incarnés permettant l’avènement conjoint du corps propre et de l’environnement. »

La linguistique énactive s’intéresse à l’expérience de l’acte de langage, conçu comme dynamique, et privilégie les perspectives de la cognition incarnée et de la cognition distribuée. Ce point de vue se traduit, entre autres, par une attention particulière portée au signifiant dans sa dimension sensori-motrice (importance de la corporalité dans les événements cognitifs) et aux interactions comme fondement des systèmes (rôle central de l’interlocution).

Cette approche du langage, parce qu’elle rompt avec certains des postulats antérieurs et parce qu’elle fait émerger des questionnements inédits, entraîne l’utilisation de nouveaux concepts ou de nouveaux usages de termes pré-existants ; un travail de clarification terminologique s’avère donc particulièrement nécessaire. Pour reprendre les paroles d’Ernest Renan, il est indispensable « d’arriver à quelques précisions en ces questions difficiles, où la moindre confusion sur le sens des mots à l’origine du raisonnement peut produire à la fin les plus funestes erreurs ».

La Journée d’étude « Les mots de l’énaction » a pour objectif de poser les bases d’un futur glossaire de l’énaction ; il s’agira, lors d’une séance de travail collectif, d’élaborer des propositions de définition pour quelques-uns des principaux concepts de l’énaction. Les réflexions porteront sur six notions ou groupes de notions (représentation ; référent/référence ; langue/discours ; submorphème ; phonème et traits ; signifiant) et seront animées par des chercheurs membres du réseau SAISIE (Signifiant, Analogie, Interlocution, Sémiogenèse, Incarnation, Énaction).

Télécharger le programme: Programme JE mots de l’énaction


Journée d’études « Genre et identités: XXème et XXIème siècle » (18-19/03/2016)

 

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